Depuis le 16 février 2026, l’affaire du décès de Blanche Tunasi, épouse du pasteur congolais Marcello Tunasi, est au cœur d’un procès qui attire l’attention bien au-delà des frontières de la République démocratique du Congo. Ce dossier, mêlant religion, justice et héritage, suscite une vive émotion parmi les fidèles, les proches de la défunte et l’opinion publique.
Les accusations portées contre Marcello Tunasi
Le pasteur est accusé par la famille de Blanche Tunasi d’avoir falsifié le certificat de décès de son épouse. Selon les plaignants, le document présenté par Marcello attesterait que la mort est survenue en RDC, alors que les faits se seraient déroulés en Turquie. Cette contradiction alimente les soupçons et fragilise la crédibilité du pasteur devant la justice.
La famille réclame également une compensation financière de 250 000 dollars (près de 400 millions de FCFA), ainsi qu’un partage équitable de l’héritage de la défunte entre ses enfants et les autres membres de sa famille. Ces revendications traduisent une volonté de transparence et de justice dans une affaire où les zones d’ombre demeurent nombreuses.
Des déclarations controversées au tribunal
Lors d’une récente audience, Marcello Tunasi aurait adopté une posture déconcertante. Il aurait affirmé souffrir de troubles de mémoire, allant jusqu’à nier s’être remarié avec Esther Aïcha, présentée comme sa nouvelle épouse. Selon ses propos, aucun document officiel ne prouverait cette union. Le pasteur aurait même invoqué la « folie » pour justifier son refus de répondre à certaines questions, une stratégie qui laisse perplexes les observateurs.
Ces déclarations, loin d’apaiser les tensions, ont renforcé les interrogations sur la sincérité et la stabilité du pasteur. Pour ses détracteurs, il s’agirait d’une manœuvre destinée à échapper aux responsabilités. Pour ses partisans, en revanche, il pourrait s’agir d’une réelle fragilité psychologique nécessitant compassion et compréhension.
Un procès sous haute tension
L’affaire est suivie de près par les fidèles et les fans de Blanche Tunasi, qui considèrent la défunte comme une figure spirituelle et maternelle. Les retards de procédure, notamment liés aux absences du pasteur lors de certaines convocations, ont accentué la frustration des plaignants et nourri un climat de méfiance.
Au-delà du cas individuel, ce procès soulève des questions plus larges sur la transparence des institutions religieuses, la gestion des héritages dans les familles influentes, et la responsabilité morale des leaders spirituels face à leurs communautés.
Une affaire qui dépasse le cadre familial
Ce dossier illustre la complexité des rapports entre foi, justice et argent dans une société où les pasteurs jouissent d’une grande influence. La mort de Blanche Tunasi, entourée de mystères, devient ainsi un révélateur des tensions internes au sein de la communauté chrétienne congolaise.
Alors que le procès suit son cours, l’opinion publique reste divisée. Certains réclament une condamnation exemplaire pour rétablir la vérité et protéger la mémoire de la défunte. D’autres appellent à la prudence, estimant que la justice doit trancher sur la base de preuves tangibles et non de rumeurs amplifiées par les réseaux sociaux.
L’affaire Blanche Tunasi est loin d’être close. Elle met en lumière les fragilités humaines derrière les figures religieuses, mais aussi les attentes immenses placées en elles par leurs fidèles. Le verdict, lorsqu’il sera rendu, aura sans doute des répercussions durables sur l’image du pasteur Marcello Tunasi et sur la confiance que lui accorde sa communauté.
Par Gil-christ DJOSSOU pour DUNIA NEW’S TV














