Bénin : Fraudes aux élections communales 2026, des aveux devant la Cour suprême

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Le processus électoral béninois, souvent cité comme modèle de démocratie en Afrique de l’Ouest, est aujourd’hui secoué par des révélations troublantes. Le 19 février 2026, lors d’une audience publique à la Cour suprême, un militant a reconnu avoir participé à des votes frauduleux dans l’arrondissement d’Atomey, commune d’Aplahoué. Ces aveux mettent en lumière un système présumé de corruption électorale impliquant des acteurs politiques locaux.

Les faits révélés:
Selon les témoignages recueillis, le militant aurait accepté une somme de 10 000 F CFA en échange de votes multiples. L’affaire est née d’un recours en réformation des résultats électoraux déposé par deux candidats du parti Union progressiste le renouveau (UPR). À la barre, l’accusé a reconnu avoir agi en complicité avec un acteur présumé du Bloc républicain (BR), révélant ainsi de manipulation des suffrages.

Un scandale qui fragilise la confiance
Ces révélations interviennent dans un contexte des institutions électorales est déjà mise à l’épreuve. Le procureur spécial près la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) avait, quelques mois plus tôt, annoncé une enquête sur des falsifications de documents électoraux impliquant des cadres du parti Les Démocrates.

Face à ces scandales successifs, la confiance des citoyens dans le processus démocratique béninois est sérieusement ébranlée. Les campagnes de sensibilisation menées par le Haut-commissariat à la prévention de la corruption (HCPC), notamment sous le slogan « Vendre ton vote, c’est vendre ton avenir », semblent avoir eu un impact limité face à l’ampleur des pratiques frauduleuses.

Les enjeux pour la démocratie béninoise
L’affaire d’Atomey illustre les défis persistants auxquels le Bénin est confronté :

  • La corruption électorale : l’achat de votes reste une pratique répandue, fragilisant la légitimité des élus.
  • La manipulation des résultats : la falsification de documents et les votes multiples menacent la transparence du scrutin.
  • La responsabilité des partis politiques : les accusations visant plusieurs formations montrent que le problème dépasse les clivages partisans.

  • Ce procès devant la Cour suprême marque une étape cruciale dans la lutte contre la fraude électorale au Bénin. Les aveux du militant mettent en lumière un système organisé qui appelle à des réformes profondes pour garantir l’intégrité des scrutins. L’opinion publique attend désormais des sanctions exemplaires et des mesures concrètes pour restaurer la confiance dans la démocratie béninoise.

Par Gil-christ DJOSSOU pour DUNIA NEW’S TV

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