Cameroun : à Douala, un moto-taximan disparaît avec 80 000 FCFA de provisions d’une cliente

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Cameroun : à Douala, un moto-taximan disparaît avec 80 000 FCFA de provisions d’une cliente

Ce qui devait être une course ordinaire pour faire des achats de marché s’est transformé en vol audacieux. À Douala, une femme commissionnée pour une réception a perdu ses provisions après que le conducteur de la moto-taxi qu’elle avait empruntée a pris la fuite.

Les faits se sont déroulés au carrefour Grand Hagar, dans l’arrondissement de Bonaberi. La cliente, partie se rendre au carrefour Mützig avec une moto-taxi, a été contrainte de descendre lorsque le conducteur a prétexté une crevaison. Dans la foulée, le moto-taximan a redémarré, emportant avec lui les sacs contenant 80 000 FCFA de marchandises. Un incident qui relance la question de la sécurité des usagers des motos-taxis dans la capitale économique du Cameroun.

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Une course qui tourne au drame

La victime, chargée de faire les courses pour une réception familiale, avait rassemblé des provisions pour un montant significatif dans le contexte économique actuel. Au carrefour Grand Hagar, elle fait appel à une moto-taxi pour se rendre à son point de destination. À mi-parcours, le conducteur évoque une crevaison et lui demande de descendre. Le temps pour elle de poser le pied à terre, la moto repart brusquement, emportant sacs et provisions. La cliente se retrouve démunie, confrontée à une perte importante et à un sentiment d’insécurité immédiat.

Un secteur essentiel mais vulnérable

À Douala, les motos-taxis sont devenues indispensables pour la mobilité quotidienne, permettant de se faufiler dans la circulation dense et de relier rapidement différents quartiers. Mais cette pratique, largement informelle, expose les usagers à des risques réels. La traçabilité des conducteurs reste limitée, et les dispositifs existants pour identifier ou poursuivre un auteur de vol sont insuffisants. Les incidents de ce type ne sont pas isolés et alimentent régulièrement l’inquiétude dans la population.

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Le secteur informel des motos-taxis reflète aussi les tensions socio-économiques du pays. Pour de nombreux jeunes, il constitue une source de revenus dans un contexte de chômage et de précarité, mais cette activité s’accompagne de dérives lorsque les règles et la supervision font défaut. L’affaire du carrefour Grand Hagar met en lumière la fragilité du lien de confiance entre conducteurs et clients, essentielle pour le fonctionnement quotidien des transports urbains.

La nécessité d’une vigilance accrue

Au-delà de la perte matérielle, cet incident souligne l’urgence de mesures concrètes pour sécuriser le secteur. La vigilance individuelle est primordiale, mais elle ne saurait remplacer une structuration efficace du métier et une régulation appropriée. La confiance entre clients et conducteurs est un capital fragile qui conditionne l’efficacité et la sécurité du transport urbain.

Dans la capitale économique du Cameroun, chaque course, même courte, peut révéler des failles dans la sécurité et la gouvernance du secteur informel. L’incident rappelle à quel point il est indispensable de renforcer la protection des usagers tout en préservant la fluidité de la mobilité quotidienne.

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Celine Dou

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