États-Unis : Washington accélère la fin du statut de protection temporaire avec ultimatum et prime au départ

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États-Unis : Washington accélère la fin du statut de protection temporaire avec ultimatum et prime au départ

L’administration de Donald Trump poursuit sa refonte drastique des politiques migratoires. Après avoir ciblé plusieurs nationalités bénéficiant de dispositifs humanitaires, le département américain de la Sécurité intérieure vient d’entériner la fin du statut de protection temporaire (TPS) pour un nouveau groupe de réfugiés, en y associant une incitation financière inédite destinée à accélérer les départs volontaires.

La décision, officialisée vendredi par la secrétaire à la Sécurité intérieure Kristi Noem, concerne environ 1 400 ressortissants yéménites. Protégés depuis septembre 2015 en raison du conflit armé au Yémen, ils se voient désormais retirer leur titre de séjour légal. Washington justifie cette révocation par une application stricte de la doctrine « America First », estimant que le maintien du TPS n’est plus conforme à « l’intérêt national ».

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Une prime de sortie pour accélérer les retours

Le dispositif prévoit un calendrier serré : les bénéficiaires disposent de 60 jours pour quitter le territoire américain. Passé ce délai, ils s’exposent à une arrestation et à une expulsion forcée. Pour encourager les départs volontaires avant l’échéance, l’administration propose un billet d’avion pris en charge ainsi qu’une « prime de sortie » de 2 600 dollars pour ceux qui acceptent de s’auto-expulser rapidement.

Cette mesure révèle un paradoxe administratif. Alors que la Sécurité intérieure considère que le Yémen ne remplit plus les conditions justifiant le TPS, le département d’État maintient ses mises en garde officielles déconseillant tout voyage vers ce pays en raison du terrorisme, des troubles civils, de la criminalité et des risques sanitaires.

Un durcissement migratoire élargi

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La révocation du TPS pour les Yéménites s’inscrit dans une vague plus large de restrictions visant d’autres nationalités, notamment originaires du Venezuela, d’Haïti, du Nicaragua, de la Somalie ou encore de l’Ukraine. Parallèlement, l’administration américaine a renforcé les limitations d’entrée sur son territoire.

Selon les données disponibles, une interdiction totale d’accès concerne désormais les citoyens de 19 pays, principalement en Afrique et au Moyen-Orient. Une liste secondaire de 29 États, dont le Nigeria et le Sénégal, fait l’objet de restrictions partielles. Cette orientation confirme le tournant sécuritaire et restrictif adopté par la Maison Blanche en matière de flux migratoires, dans un contexte politique où la question de l’immigration reste centrale dans le débat public américain.

Par imam chroniqueur
Babacar Diop

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