
Lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, le chef de la diplomatie italienne, Antonio Tajani, a précisé la stratégie de Rome au Proche-Orient. Au-delà du soutien diplomatique traditionnel, l’Italie annonce une enveloppe de 60 millions de dollars et introduit une dynamique économique innovante pour la reconstruction de Gaza.
Rome entend jouer un rôle majeur dans l’après-guerre. En marge de la conférence réunissant partenaires européens et régionaux ainsi que la ministre palestinienne des Affaires étrangères Varsen Aghabekian Shahin, Antonio Tajani a confirmé l’engagement financier italien. Selon Anadolu, cette somme couvrira des urgences telles que l’aide humanitaire, le déminage et la restauration des infrastructures de santé et d’éducation.
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La nouveauté réside dans la méthode choisie : Rome ne se limitera pas aux canaux institutionnels classiques. Le ministre italien a annoncé l’implication du « secteur privé italien » pour accélérer la rénovation des logements et renforcer les institutions palestiniennes, plaçant ainsi l’Italie « en première ligne » du processus.
Sur le plan politique, l’Italie maintient son soutien au cessez-le-feu et réaffirme la perspective d’une solution à deux États. Antonio Tajani a qualifié d’« inacceptable » toute tentative d’annexion de territoires palestiniens, soulignant la vigilance accrue des chancelleries occidentales face à la situation en Cisjordanie.
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Le bilan humain, rappelé par les autorités palestiniennes, témoigne de l’ampleur du défi : depuis octobre 2023, plus de 71 000 personnes ont perdu la vie à Gaza, laissant derrière elles une enclave largement dévastée nécessitant une mobilisation internationale massive.
Par imam chroniqueur
Babacar Diop














