Genève en ligne de mire : Zelenskyy dénonce une pression déséquilibrée avant les négociations de paix

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Genève en ligne de mire : Zelenskyy dénonce une pression déséquilibrée avant les négociations de paix

À l’approche d’une échéance diplomatique décisive en Suisse, le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy a confirmé la tenue de discussions trilatérales à Genève impliquant l’Ukraine, la Russie et les États-Unis. Mais depuis la tribune de la Conférence de sécurité de Munich, il a également tenu à recadrer les attentes, dénonçant une approche qu’il juge inéquitable dans la répartition des efforts exigés pour parvenir à un accord.

Le ballet diplomatique s’intensifie autour du conflit ukrainien. Les pourparlers, prévus mardi et mercredi à Genève, font suite à des échanges jugés « constructifs » à Abou Dhabi, mais sans avancée majeure. Dans ce contexte, le chef de l’État ukrainien affiche une prudence assumée, estimant que la pression exercée par Washington se concentre trop souvent sur Kiev plutôt que sur Moscou.

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Une pression perçue comme asymétrique

Dans des propos relayés par les médias internationaux, Zelenskyy a regretté que les concessions évoquées par les médiateurs américains soient majoritairement discutées dans le cadre ukrainien. Cette perception d’un déséquilibre intervient alors que le président américain Donald Trump presse Kiev d’accélérer les négociations afin de saisir une fenêtre diplomatique jugée favorable.

L’Ukraine, de son côté, insiste pour que les sanctions contre la Russie soient renforcées et que les livraisons d’armes se poursuivent, estimant que ces leviers constituent les seuls moyens de contraindre Vladimir Poutine à accepter un cessez-le-feu crédible.

L’Europe absente, des garanties contestées

Au-delà de la question des concessions, Zelenskyy s’inquiète également de l’absence des puissances européennes dans le format actuel des discussions. Selon lui, cette exclusion fragilise la perspective d’un accord durable, alors que plusieurs États européens ont joué un rôle central dans le soutien militaire et économique à l’Ukraine depuis le début du conflit.

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Les négociations techniques achoppent par ailleurs sur la durée des garanties de sécurité post-conflit. Washington proposerait une couverture de quinze ans, tandis que Kiev réclame un engagement d’au moins vingt ans. L’Ukraine refuse en outre toute exigence de retrait unilatéral de ses troupes des zones encore sous son contrôle dans l’est du pays, notamment dans la région de Donetsk.

Un changement d’interlocuteur russe qui interroge

La composition de la délégation russe à Genève suscite également des interrogations. Le Kremlin a annoncé que Vladimir Medinsky conduirait les discussions, remplaçant le chef du renseignement militaire présent lors des précédents échanges. À Kiev, ce changement est interprété avec prudence, certains responsables ukrainiens y voyant une possible manœuvre de temporisation.

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En conclusion, Zelenskyy a établi un parallèle historique avec les accords de Munich de 1938, avertissant qu’un compromis territorial imposé à l’Ukraine ne garantirait pas la paix en Europe. Pour Kiev, l’enjeu des discussions de Genève dépasse donc la seule cessation des hostilités : il s’agit de poser les bases d’une sécurité durable pour l’Ukraine et pour l’ensemble du continent européen.

Par imam chroniqueur
Babacar Diop

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