Accra – Les autorités ghanéennes ont officiellement saisi INTERPOL dans une affaire sensible visant un ressortissant russe, Vladislav Luilkov, accusé d’avoir filmé à leur insu plusieurs femmes lors de relations sexuelles, notamment au Ghana et au Kenya.
Selon des sources proches du dossier, cette démarche intervient après la position exprimée par la Russie indiquant qu’elle n’extradera pas son citoyen. Face à cette impasse diplomatique, le Ghana cherche désormais à activer les mécanismes juridiques internationaux afin que le suspect puisse être interpellé et poursuivi dès qu’il quittera le territoire russe.
Une stratégie judiciaire internationale
En saisissant INTERPOL, les autorités ghanéennes visent notamment l’émission d’une notice rouge, un outil permettant de signaler un individu recherché aux services de police des pays membres.
Concrètement, si la procédure aboutit, le suspect pourrait être arrêté dans tout pays coopérant avec l’organisation policière internationale.
Cette démarche marque une volonté claire d’Accra de ne pas laisser l’affaire sans suite, malgré les obstacles liés à la souveraineté nationale russe.
Exposition publique du suspect
Dans un geste rare et significatif, les autorités ghanéennes ont diffusé dans la presse et sur les réseaux sociaux :
• La photographie du suspect
• L’image de son passeport
Une stratégie qui vise à renforcer la pression internationale et à sensibiliser d’éventuelles victimes.
Une affaire aux implications régionales
Le dossier dépasse les frontières ghanéennes. Des faits similaires auraient été signalés au Kenya, élargissant la portée géographique de l’enquête et posant la question d’une coopération judiciaire régionale en Afrique de l’Est et de l’Ouest.
Cette affaire soulève également des enjeux majeurs :
• Protection de la vie privée
• Criminalité numérique
• Consentement et exploitation d’images intimes
• Coopération judiciaire internationale
Entre diplomatie et justice
Alors que Moscou refuse l’extradition, Accra mise sur la coopération policière mondiale pour contourner le blocage diplomatique. Le dossier pourrait devenir un test important pour les relations judiciaires internationales en matière de cybercriminalité et d’atteinte à l’intimité.
L’évolution de la procédure au sein d’INTERPOL sera scrutée de près dans les prochaines semaines.
Rédaction : Tossoukpe Frédéric Herman
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