Norvège : une perquisition vise l’ex-Premier ministre après la déclassification de documents liés à l’affaire Epstein

Votre Pub ici !

Partager cet article
Norvège : une perquisition vise l’ex-Premier ministre après la déclassification de documents liés à l’affaire Epstein

L’onde de choc provoquée par l’affaire du financier américain Jeffrey Epstein continue de franchir les frontières des États-Unis. En Norvège, la publication récente de documents judiciaires américains a conduit les autorités à ouvrir une enquête visant une figure politique de premier plan : l’ancien Premier ministre Thorbjørn Jagland.

Jeudi, les enquêteurs de l’unité norvégienne spécialisée dans les crimes économiques, Okokrim, ont perquisitionné le domicile de l’ex-chef du gouvernement à Oslo. Âgé de 74 ans, Jagland a dirigé le pays entre 1996 et 1997, avant d’occuper plusieurs fonctions internationales prestigieuses, dont la présidence du Comité Nobel norvégien et le poste de secrétaire général du Conseil de l’Europe.

À lire aussi : L’OTAN à l’heure du rééquilibrage : Washington presse l’Europe d’assumer la défense conventionnelle du continent

Des documents américains à l’origine de l’enquête

Selon plusieurs médias internationaux, dont Al Jazeera, l’opération policière fait suite à la déclassification de dossiers par le ministère américain de la Justice en janvier dernier. Ces documents évoqueraient des séjours de Thorbjørn Jagland — ou de personnes de son entourage — dans certaines résidences appartenant à Jeffrey Epstein entre 2011 et 2018.

Dans les correspondances mentionnées, le financier américain aurait surnommé l’ancien responsable politique norvégien « grand ponte du Nobel ». Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer si certains avantages reçus, notamment des voyages et l’utilisation d’appartements à Paris et New York, pourraient être assimilés à des faits de « corruption passive ».

Levée d’immunité et coopération annoncée

À lire aussi : L’OTAN à l’heure du rééquilibrage : Washington presse l’Europe d’assumer la défense conventionnelle du continent

Avant la perquisition, une étape diplomatique a été nécessaire. Le Comité des ministres du Conseil de l’Europe a accepté de lever l’immunité diplomatique de l’ancien secrétaire général, ouvrant la voie à l’intervention des autorités norvégiennes.

Les investigations portent notamment sur plusieurs déplacements privés dont les frais auraient été pris en charge par Epstein, y compris un voyage impliquant six adultes. Des images diffusées par la télévision publique norvégienne ont montré les enquêteurs quittant le domicile de l’ancien dirigeant avec des cartons de documents.

Son avocat, Anders Brosveet, a confirmé l’opération, la qualifiant de procédure normale dans ce type d’enquête. Il a également indiqué que son client entend coopérer pleinement avec la justice et souhaite être entendu rapidement afin de clarifier la situation.

Un « manque de jugement » reconnu

Pendant longtemps, Thorbjørn Jagland avait soutenu que ses contacts avec Epstein relevaient d’activités diplomatiques ordinaires. Mais dans une déclaration récente au quotidien norvégien Aftenposten, il a admis avoir fait preuve d’un « manque de jugement » concernant ces relations.

À lire aussi : États-Unis : un juge bloque les sanctions contre un sénateur-vétéran et ravive le débat sur la liberté d’expression militaire

À ce stade, aucune inculpation n’a été annoncée. L’enquête vise à déterminer si les avantages reçus pouvaient constituer une infraction pénale au regard de la législation norvégienne. L’affaire illustre une nouvelle fois l’ampleur internationale des ramifications du dossier Epstein, dont les conséquences judiciaires et politiques continuent d’émerger plusieurs années après la mort du financier américain.

Par imam chroniqueur
Babacar Diop

Partager cet article

Recherche en direct

Catégories

Votre Pub ici !

Autres publications

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Activer les notifications Accepter Non, merci