Varsovie, Pologne —
Le ministère polonais de la Défense a annoncé une mesure inédite : l’interdiction des véhicules fabriqués en Chine dans les zones militaires. Cette décision, présentée comme préventive, repose sur des inquiétudes liées à la sécurité nationale.
Une menace technologique
Les autorités polonaises estiment que les systèmes embarqués des voitures chinoises — caméras, capteurs, logiciels connectés — pourraient être utilisés pour collecter des données sensibles autour des installations stratégiques. Même si aucune preuve publique d’espionnage n’a été avancée, Varsovie préfère anticiper les risques.
Un climat de méfiance croissante
Cette interdiction s’inscrit dans un contexte de tensions technologiques entre l’Europe et la Chine. Plusieurs pays européens ont déjà exprimé des réserves sur l’usage de certaines technologies chinoises, notamment dans les télécommunications et les infrastructures critiques. La Pologne rejoint ainsi une tendance mondiale de prudence face aux innovations étrangères jugées intrusives.
Les enjeux sécuritaires
Pour Varsovie, il s’agit de protéger ses bases militaires contre toute forme de surveillance indirecte. La décision illustre la fracture croissante entre sécurité nationale et ouverture technologique, un dilemme auquel de nombreux États sont confrontés.
Par Gil‑christ DJOSSOU
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