Quand le calendrier lunaire défie le temps : l’année où les musulmans jeûneront deux fois

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Quand le calendrier lunaire défie le temps : l’année où les musulmans jeûneront deux fois

Le mois sacré du Ramadan s’inscrit dans une dynamique temporelle qui transforme chaque année les repères des fidèles. Alors que les projections astronomiques permettent déjà d’anticiper les prochaines échéances, le mécanisme de décalage propre au calendrier hégirien prépare une configuration singulière pour la fin de la décennie : une année civile durant laquelle les musulmans observeront le jeûne à deux reprises.

Pour 2026, le début du Ramadan est attendu autour du 18 ou du 19 février, selon l’observation du croissant lunaire. Cette période de 29 ou 30 jours placera une grande partie des fidèles de l’hémisphère nord dans des conditions hivernales, caractérisées par des journées plus courtes. La durée quotidienne du jeûne variera généralement entre 12 et 15 heures, en fonction de la latitude et de la saison.

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Ce positionnement dans le calendrier grégorien s’explique par la nature du calendrier hégirien. Fondé sur les cycles lunaires, il compte environ 354 jours, soit près de onze jours de moins que l’année solaire. Ce décalage entraîne un recul progressif des dates du Ramadan d’une année à l’autre. Pour la majorité des musulmans vivant dans l’hémisphère nord, cela signifie une diminution progressive des heures de jeûne jusqu’au début de la prochaine décennie, lorsque le mois sacré se rapprochera de la période hivernale.

La conséquence la plus marquante de ce glissement interviendra en 2030. En raison de l’écart cumulé entre les deux calendriers, le Ramadan devrait être observé deux fois au cours de la même année civile : une première fois au début du mois de janvier, puis une seconde fois à la fin du mois de décembre. Ce phénomène, rare mais parfaitement prévisible, illustre la rotation complète du calendrier lunaire à travers les saisons du calendrier solaire.

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D’ici là, les réalités géographiques continueront d’influencer la durée du jeûne. Si les fidèles de l’hémisphère nord bénéficient de journées relativement plus courtes en cette période, ceux situés au sud de l’équateur — notamment en Afrique australe, en Océanie ou en Amérique du Sud — devront observer des journées de jeûne plus longues, pouvant atteindre 14 à 15 heures dès les premiers jours du Ramadan 2026.

Au-delà des calculs astronomiques, cette alternance rappelle le caractère universel et cyclique du calendrier islamique. En traversant toutes les saisons au fil des décennies, le Ramadan inscrit l’expérience spirituelle des musulmans dans une temporalité qui dépasse les frontières géographiques et les rythmes du calendrier solaire.

Par imam chroniqueur
Babacar Diop

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