Réformer la finance mondiale : l’ONU presse d’ouvrir l’accès aux capitaux pour l’Afrique

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Réformer la finance mondiale : l’ONU presse d’ouvrir l’accès aux capitaux pour l’Afrique

À Addis-Abeba, le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, António Guterres, a lancé un appel appuyé à une transformation profonde du système financier international afin qu’il réponde davantage aux besoins des pays en développement, en particulier ceux du continent africain.

Intervenant lors de l’ouverture du sommet de l’Union africaine, en présence notamment du Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko, le chef de l’ONU a plaidé pour un triplement de la capacité de prêt des banques multilatérales de développement. Il a également insisté sur l’augmentation des financements concessionnels et sur un accès facilité aux ressources pour les économies vulnérables, souvent confrontées à un coût de la dette élevé et à des marges budgétaires limitées.

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Cette demande s’inscrit dans le débat international actuel sur la réforme des grandes institutions financières comme la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, dont les mécanismes de financement sont jugés inadaptés aux besoins des pays du Sud. Pour António Guterres, il devient impératif d’augmenter la capacité de financement à long terme pour soutenir les investissements dans les infrastructures, la transition énergétique et l’industrialisation.

Au-delà de l’aspect financier, il a souligné l’urgence d’une réforme de l’architecture économique mondiale afin de garantir aux pays africains « une voix et une participation réelles » dans les instances de décision. Selon lui, la gouvernance actuelle reste déséquilibrée et ne reflète ni le poids démographique ni le potentiel économique du continent.

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Sur le plan climatique, António Guterres a rappelé que les pays du G20 sont responsables d’environ 80 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, appelant à des réductions significatives durant cette décennie pour préserver les objectifs de l’Accord de Paris. Dans le même temps, il a mis en avant le potentiel énergétique africain : le continent dispose d’environ 60 % du potentiel solaire mondial, mais ne capte qu’une part très marginale des investissements dans les énergies propres, estimée autour de 2 % des flux mondiaux.

La cérémonie d’ouverture a aussi été marquée par la passation de la présidence tournante de l’Union africaine entre le président angolais João Lourenço et son homologue burundais Évariste Ndayishimiye, qui dirige l’organisation pour l’année 2026.

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Balayant toute idée de discours d’adieu, António Guterres a assuré que l’Afrique demeurerait « la priorité numéro un » de l’ONU jusqu’à la fin de son mandat, concluant par une formule symbolique : « Africa Sempre. »

Par Imam chroniqueur
Babacar Diop

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