Venezuela : L’Assemblée nationale débat d’une loi d’amnistie générale avec des restrictions ciblées

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Venezuela : L’Assemblée nationale débat d’une loi d’amnistie générale avec des restrictions ciblées

Les rues de Caracas ont de nouveau résonné jeudi au rythme des manifestations, à l’occasion de la Journée nationale de la jeunesse. Des milliers de Vénézuéliens ont défilé pour exprimer leur opposition au gouvernement de la présidente par intérim, Delcy Rodriguez, alors que l’attention politique se portait sur l’Assemblée nationale. Le parlement examine un projet de loi d’amnistie présenté comme un outil de réconciliation nationale, mais dont les contours suscitent des interrogations sur sa portée réelle.

Une amnistie à portée limitée

Le projet, annoncé le mois dernier par Mme Rodriguez, vise à « guérir les blessures » de plus de vingt années de tensions politiques. Il couvre la période allant de 1999 à aujourd’hui et prévoit l’effacement des charges pour certains délits, notamment la trahison, le terrorisme et l’incitation à la haine — des accusations souvent utilisées contre les dissidents sous l’ère Maduro.

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Cependant, l’amnistie comporte des exceptions strictes. Selon des sources d’Al Jazeera, elle ne s’appliquera pas aux personnes condamnées pour meurtre, trafic de drogue, corruption ou violations des droits de l’homme. La clarté sur ces exclusions et la transparence du processus restent au centre des préoccupations des observateurs.

Des inquiétudes persistantes sur les droits humains

Si cette initiative est saluée par certains acteurs internationaux, comme Alex Neve de la Mission d’établissement des faits de l’ONU, des ONG locales restent méfiantes. Le groupe Foro Penal signale un écart important entre les chiffres officiels et la réalité carcérale : alors que le gouvernement annonce des libérations massives, l’ONG recense encore plus de 600 prisonniers politiques. Le cas de l’opposant Juan Pablo Guanipa, libéré puis placé en résidence surveillée, illustre ces zones d’ombre.

Relations ambivalentes avec Washington

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En toile de fond, les relations avec les États-Unis connaissent une évolution notable. Le président Donald Trump a qualifié d’« extraordinaires » les relations actuelles avec Caracas. Cette déclaration suit la visite de Chris Wright, secrétaire à l’Énergie, à Caracas pour discuter de production pétrolière — le premier déplacement d’un membre du cabinet Trump dans le pays.

Par ailleurs, Donald Trump a précisé sur son réseau Truth Social que le magnat du pétrole Harry Sargeant III n’a aucune autorité pour agir au nom des États-Unis au Venezuela, en réponse à des rapports médiatiques sur son influence présumée sur l’accès aux réserves pétrolières vénézuéliennes.

Par imam chroniqueur
Babacar Diop

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