⚖️ Centrafrique – Justice historique : des chefs rebelles condamnés à 18 à 25 ans de prison pour crimes de guerre à Ndélé
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Bangui, 21 juin 2025 –
C’est un tournant majeur dans l’histoire judiciaire de la République Centrafricaine. Le jeudi 19 juin 2025, la Cour pénale spéciale (CPS), juridiction hybride établie à Bangui avec l’appui des Nations unies, a rendu un verdict historique dans l’affaire des crimes de guerre perpétrés en mars 2020 à Ndélé, au nord du pays. Six anciens chefs rebelles ont été condamnés à des peines allant de 18 à 25 ans de réclusion criminelle pour leur responsabilité dans les violences sanglantes qui ont coûté la vie à plus de 90 civils.
🩸 Des violences interethniques meurtrières
Les événements jugés par la CPS remontent à mars 2020, lorsque des affrontements violents entre les ethnies goula et rounga ont éclaté à Ndélé, à la suite de la scission du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC). Ce groupe rebelle, très actif dans la région de Bamingui-Bangoran, s’était divisé à la fin de 2019, exacerbant les tensions ethniques et débouchant sur une série de massacres ciblés, de pillages, et de destructions massives d’habitations.
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Les combats, qui ont duré du 6 au 27 mars 2020, ont plongé la ville dans le chaos. Plus de 90 personnes ont été tuées, des dizaines blessées, et des centaines de maisons incendiées, forçant une grande partie de la population à fuir vers des zones plus sûres.
⚖️ Une décision saluée comme une avancée
La décision de la Cour pénale spéciale est largement saluée par les défenseurs des droits humains comme un pas de géant vers la fin de l’impunité en Centrafrique, pays encore fragilisé par plus d’une décennie de conflits. Pour les victimes et les communautés locales, cette condamnation représente une forme de réparation morale, bien que les blessures restent vives.
« C’est la première fois que des responsables de groupes armés sont condamnés pour des actes aussi graves. Cela montre que la justice peut fonctionner, même dans des contextes fragiles comme le nôtre », a déclaré une représentante de la société civile locale.
🛡 Une région longtemps abandonnée
Pendant plus de dix ans, l’État centrafricain était quasiment absent de la région de Ndélé, laissant la population sous la coupe des groupes armés. Il a fallu attendre mai 2020 pour que les forces armées centrafricaines, appuyées par la MINUSCA, puissent intervenir et rétablir un semblant d’ordre.
Le verdict de la CPS envoie un signal fort : les crimes de guerre ne resteront plus impunis en République Centrafricaine, et ceux qui sèment la terreur devront désormais répondre de leurs actes devant la justice.
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🖋 Dunia News continuera à suivre les suites de cette décision et les réactions qu’elle suscite dans le pays et auprès de la communauté internationale.
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