🇧🇯 BÉNIN | Lettre d’une enfant à la République : Mira, 10 ans, implore la grâce présidentielle pour ses parents condamnés par la CRIET

Votre Pub ici !

Partager cet article
🇧🇯 BÉNIN | Lettre d’une enfant à la République : Mira, 10 ans, implore la grâce présidentielle pour ses parents condamnés par la CRIET

Cotonou, 27 juillet 2025 – Par la rédaction Dunia News

Elle n’a que dix ans. Elle ne parle pas le langage juridique, mais elle connaît déjà les effets de la justice. Pas dans les livres. Dans sa maison vide, dans son assiette à moitié pleine, dans son cartable souvent fermé faute de frais de scolarité. GOUDJO Mira, élève en cours moyen deuxième année, a pris son stylo pour écrire. Non à son enseignant. Non à une ONG. Mais au Président de la République lui-même, Monsieur Patrice Talon.

Dans une lettre bouleversante datée du 08 mai 2025, cette enfant domiciliée à Calavi adresse une demande de grâce présidentielle pour ses parents, GOUDJO Élisée et AGASSOU Chantal, incarcérés depuis le 29 juillet 2022 dans le cadre de l’affaire Tiens Ds Com, après avoir été condamnés par la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET).

« Nous mangeons difficilement à notre faim. On nous renvoie souvent de l’école pour la scolarité… J’ai beaucoup pleuré, mes larmes ont trop coulé, mais maintenant, je ne compte plus rester les bras croisés. »

Une lettre d’enfant, un cri pour survivre

Cette lettre n’est pas un réquisitoire contre la justice. Elle est un appel à la clémence, un cri silencieux lancé au sommet de l’État par une enfant qui ne veut plus pleurer en silence. Car au-delà des procédures, il y a la vie : la sienne, et celle de ses frères et sœurs, qui vivent depuis trois ans une double peine.

Mira raconte l’absence, la faim, la précarité scolaire, et surtout ce vide affectif laissé par ses parents. À travers cette lettre, elle pose une question simple mais essentielle : peut-on punir deux adultes sans condamner leurs enfants ?

Justice, loi et miséricorde

Loin du sensationnalisme, Dunia News choisit ici de publier l’intégralité de cette lettre non pour juger, mais pour rappeler la dimension humaine de la justice. Dans un pays régi par le droit, la grâce présidentielle reste un acte de souveraineté morale, un geste qui ne nie pas les fautes, mais honore la capacité de la République à entendre la douleur des innocents collatéraux.

« Je sais que le Président peut gracier les prisonniers… C’est pour ça que je vous écris, pour que vous m’aidiez. »

Cette phrase, écrite de la main d’une fillette, vaut plus que mille discours. Elle touche au cœur de ce que doit être le rôle de l’État : punir avec justice, mais ne jamais oublier ceux qui souffrent sans avoir fauté.

Dunia News donne la parole aux invisibles

À Dunia News, nous ne nous contentons pas de rapporter des faits. Nous portons les voix oubliées, celles que le fracas des procédures judiciaires finit souvent par étouffer. Mira n’est pas une statistique. Elle est une voix. Un visage. Une conscience.

Dans le respect de toutes les procédures et décisions rendues, nous relayons sa lettre comme un appel à la responsabilité collective. Que chacun, à son niveau, se pose la question : dans une République qui se veut juste, qui défend les enfants des condamnés ?


📜 Lettre datée du 08 mai 2025
✉️ Destinataire : M. le Président de la République du Bénin, Patrice Athanase Guillaume Talon
⚖️ Parents concernés : GOUDJO Élisée et AGASSOU Chantal, condamnés par la CRIET

Partager cet article

Recherche en direct

Catégories

Votre Pub ici !

Autres publications

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Activer les notifications Accepter Non, merci