🇨🇫 Centrafrique : saisine de la CPI par les “12 Apôtres”, les soutiens du pouvoir réagissent vivement
Votre Pub ici !

La récente saisine de la Cour pénale internationale (CPI) par un groupe se présentant sous le nom de « Les 12 Apôtres », visant le président Faustin Archange Touadéra, provoque une série de réactions fermes au sein du pouvoir centrafricain et parmi ses alliés politiques.
🔹 Une procédure « irrégulière » selon la Présidence
Lors de sa conférence de presse hebdomadaire du vendredi 31 octobre 2025, Albert Yaloke Mokpem, porte-parole de la Présidence, a dénoncé une « démarche entachée d’irrégularités » et une « entreprise de déstabilisation » ayant pour but de « saboter la paix et la cohésion sociale » en Centrafrique.
À lire aussi : 🇧🇯 Cité ministérielle de Cotonou : le nouveau symbole d’une administration intégrée et performante
« La Cour pénale internationale est saisie par les États parties ou par le Conseil de sécurité des Nations unies, mais non par des citoyens ou des groupements privés »,
a rappelé M. Mokpem, soulignant que la procédure engagée n’a aucune base légale.
Le porte-parole a assuré que le président Touadéra n’a commis aucun acte pouvant justifier une enquête internationale, évoquant plutôt une manipulation politique orchestrée depuis l’étranger pour fragiliser les institutions du pays.
🔹 Une légitimité mise en doute
Selon la Présidence, le mouvement « Les 12 Apôtres » n’a aucune existence légale en République centrafricaine.
« C’est un regroupement de perturbateurs installés en Occident, cherchant à attiser la haine et à troubler la quiétude du peuple centrafricain »,
a déclaré M. Mokpem, ajoutant que des poursuites judiciaires pourraient être engagées contre les membres identifiés de ce collectif.
🔹 Les soutiens du pouvoir montent au créneau
Le Mouvement Panafricain pour une Centrafrique Libre (MPCL), dirigé par Gutenberg Taramboy, a exprimé un soutien total au président Touadéra.
Dans une déclaration à la presse, le leader du MPCL a qualifié les 12 Apôtres de « mouvement hors la loi », composé selon lui « d’extrémistes financés depuis l’étranger » pour entraver les efforts de pacification et de désarmement initiés par le gouvernement.
À lire aussi : 🇧🇯 CNHU-HKM : un deuxième scanner de pointe pour doubler la capacité d’imagerie médicale
« Ces individus, frustrés par la restauration de l’autorité de l’État, cherchent à nuire à la stabilité du pays »,
a-t-il déclaré, accusant leur conseil juridique, Me La Rochelle, d’être proche de cercles hostiles à la Centrafrique.
🔹 La Justice centrafricaine met en garde
Le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Dr Arnaud Djoubay Abazene, a publié un communiqué avertissant que toute personne ou tout groupe tentant de perturber la paix et l’ordre public s’expose à des poursuites judiciaires.
Le texte réaffirme la primauté des institutions nationales sur toute initiative individuelle menée à l’étranger, rappelant que seules les autorités légitimes peuvent parler au nom de la République centrafricaine devant les instances internationales.
🔹 Une polémique dans un contexte fragile
Cette controverse intervient dans un contexte politique sensible, marqué par les efforts du gouvernement pour consolider la stabilité et la paix après plusieurs années de crises armées.
Mais selon certains observateurs, cette affaire pourrait raviver des tensions dans un pays encore en quête d’un équilibre durable entre justice, réconciliation et gouvernance.
À lire aussi : 🇳🇪 Niger : le gouverneur de Niamey rectifie sa note sur la clôture du Radisson Blu
Rédaction : Tossoukpe Frédéric Herman
Pour toute publication, dénonciation ou témoignage, contactez DUNIA NEWS à :
đź“§ info@dunia-news.com
📞 +1 951 618 9300
DUNIA NEWS — La voix de ceux qu’on n’entend pas.













