🇬🇭 GHANA – LA COUR SUPRÊME VALIDE UNE LOI ANTI-LGBT : VERS UNE PRISON POUR LES IDENTITÉS ?

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🟩 DUNIA News | Libertés – Société – Afrique de l’Ouest

Au Ghana, la Cour suprême vient de valider une loi controversée qui punit jusqu’à trois ans de prison les personnes impliquées dans des activités liées à la communauté LGBTQIA. Un tournant juridique majeur qui divise, dérange, et pose une question centrale : jusqu’où peut-on légiférer sur les identités humaines ?

UNE LOI AUX MULTIPLES VISAGES

Défendue par une frange conservatrice du Parlement ghanéen et soutenue par plusieurs leaders religieux, la nouvelle loi criminalise toute “promotion”, “pratique” ou “soutien” à la cause LGBT. Cela inclut les actes homosexuels, les campagnes de sensibilisation, les rassemblements, et même le port de symboles jugés “liés” à cette communauté.Officiellement, les autorités disent vouloir « préserver les valeurs culturelles » du pays. Mais pour de nombreux observateurs et défenseurs des droits humains, cette loi marque un recul inquiétant des libertés individuelles et un glissement vers l’autoritarisme moral.« Ce n’est pas une loi. C’est une muselière légale », dénonce un activiste ghanéen sous anonymat, sur fond de menace d’arrestation.

UNE IMAGE FORTE, UN SILENCE IMPOSÉ

Sur la photo qui circule depuis l’annonce du jugement, deux femmes posent devant un drapeau arc-en-ciel, symbolisant la communauté LGBT. Leurs bouches sont scotchées, comme pour dire ce que beaucoup ressentent : le droit de parler, d’aimer, de s’exprimer est bâillonné.Un message visuel qui en dit long sur la peur, l’oppression et le sentiment d’injustice qui s’installe au sein de cette communauté déjà marginalisée.

ENTRE CULTURE, FOI ET DROITS HUMAINS : LE DÉBAT EST OUVERT

Il serait simpliste de lire cette décision uniquement avec les lunettes occidentales. Le Ghana, comme plusieurs pays africains, pose la question de la modernité à travers le prisme de la culture, de la religion et de la souveraineté. Pour beaucoup, les revendications LGBT sont perçues comme une “imposition occidentale” en contradiction avec les traditions africaines.Mais d’autres voix, plus silencieuses, rappellent que la dignité humaine ne devrait pas avoir de frontières culturelles. Le respect de chacun, quelle que soit son orientation, devrait être un pilier de toute société libre.« Criminaliser l’identité ne construit pas une nation, cela construit la peur », affirme une juriste ouest-africaine interrogée par Dunia News.

ET L’AFRIQUE FRANCOPHONE DANS TOUT ÇA ?

Le cas ghanéen n’est pas isolé. Plusieurs pays d’Afrique subsaharienne, notamment en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, disposent de lois similaires, parfois encore plus sévères. Au Bénin, au Sénégal, au Cameroun ou encore au Nigéria, les questions liées à l’homosexualité restent hautement taboues, et les personnes concernées vivent dans la clandestinité, parfois dans la peur constante de représailles.

DUNIA NEWS RESTE VIGILANTE, En tant que média panafricain, enraciné dans la réalité du continent, Dunia News refuse les simplismes. Nous affirmons que l’Afrique a le droit de débattre, de décider, mais aussi d’écouter toutes ses voix, même les plus minoritaires.

Ce n’est pas en emprisonnant des identités que les sociétés se bâtissent. C’est en dialoguant, en protégeant la diversité, et en garantissant la sécurité de chaque citoyen, quelles que soient ses convictions, sa foi ou son orientation.La question reste posée :Et si demain, au nom des traditions, d’autres libertés suivaient le même chemin ?

🎙️ DUNIA News – Lucide. Libre. Enraciné.

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