🇱🇷 Libéria – Quand la guerre dévore les âmes : retour sur les années sombres du cannibalisme de guerre

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🇱🇷 Libéria – Quand la guerre dévore les âmes : retour sur les années sombres du cannibalisme de guerre

Par Dunia News | Rédaction internationale – Tossoukpe Frédéric Herman

Pendant plus d’une décennie, le Libéria a été le théâtre d’une guerre civile d’une rare cruauté. Entre 1989 et 2003, ce petit pays d’Afrique de l’Ouest, fondé à l’origine pour accueillir d’anciens esclaves afro-américains, a sombré dans l’un des conflits les plus sanglants du continent.
Parmi les récits qui ont marqué la mémoire collective, les témoignages de cannibalisme de guerre demeurent les plus glaçants — des scènes où des milices auraient mangé le cœur ou le foie de leurs ennemis, croyant y puiser force et protection mystique.

Quand la folie prend le visage du pouvoir

Au cœur de cette tragédie, un nom revient souvent : Joshua Milton Blahyi, surnommé General Butt Naked (« Général Tout Nu »). Chef d’une milice redoutée, il menait ses hommes au combat dans une mise en scène mêlant superstition et terreur.
Avant chaque affrontement, il aurait, selon plusieurs témoins, procédé à des sacrifices humains, prétendant que le sang et le cœur des victimes donnaient invincibilité et courage à ses combattants.

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Ce rituel, aussi choquant que symbolique, s’inscrivait dans une logique de guerre où la peur devenait une arme. Le cannibalisme n’était pas seulement une barbarie : il était un message, une manière de dire à l’ennemi qu’aucune limite n’existait plus.

De la sauvagerie à la rédemption

Aujourd’hui, Blahyi vit une autre vie. Il affirme s’être repenti, converti au christianisme, et consacre désormais son temps à la prédication et à l’aide aux anciens enfants-soldats.
Son témoignage a inspiré plusieurs documentaires internationaux, dont The Cannibal Warlords of Liberia (Vice, 2012), qui donne à voir l’homme derrière le mythe, tiraillé entre culpabilité, foi et besoin de pardon.

Mais pour beaucoup de Libériens, la plaie reste ouverte. Les familles des victimes demandent toujours justice, et la réconciliation nationale se heurte à l’oubli et à l’indifférence du monde.

Entre mémoire et leçon d’histoire

La rédaction de DUNIA NEWS estime qu’il est essentiel de revenir sur ces pages sombres, non pour attiser la peur, mais pour rappeler jusqu’où peut mener la haine et la perte d’humanité.
Le Libéria a payé le prix fort : plus de 250 000 morts, des milliers d’enfants embrigadés, et une société encore en reconstruction morale.

Face à l’horreur, le devoir de mémoire devient un acte de résistance.
Les guerres passent, mais les récits demeurent, pour que jamais un peuple ne revive la nuit du Libéria.

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Rédaction : Tossoukpe Frédéric Herman – DUNIA NEWS, Département Afrique et Mémoire

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