🇸🇳 Babacar Diop : une poésie entre lumière intérieure, amour et mémoire

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🇸🇳 Babacar Diop : une poésie entre lumière intérieure, amour et mémoire

🖋️ CULTURE & LITTÉRATURE

Par Hamidou Dieye, écrivain, poète et conteur

Le recueil de Babacar Diop s’impose par la force de son lyrisme et la sincérité de son propos. Porté par quatre axes majeurs — spiritualité, amour, nature et mémoire — il déploie une voix poétique à la fois intime, enracinée et universelle.

  1. Spiritualité et quête de sens
    Dans Quête spirituelle, La sagesse silencieuse ou Paix et harmonie, la lumière devient guide initiatique :

« Dans le silence de l’âme, une voix s’élève,
Un appel à la lumière, un désir qui s’achève » (p.14)

Ce rayonnement, plus symbolique que physique, évoque à la fois la clarté intérieure de Senghor et la traversée spirituelle de Rimbaud dans Une saison en enfer. Comme chez Amadou Lamine Sall, la quête s’ancre dans la foi et l’Afrique. Si le champ lexical de la paix et de la lumière apporte cohérence, sa répétition peut toutefois réduire l’impact évocateur.

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  1. Amour et intimité
    Dans Ma dame, Étoile de ma vie ou Sans toi, l’amour est décrit avec une intensité cosmique :

« Ton sourire, un éclat de paradis,
Ton regard, un océan d’amour » (p.31)

Les images maritimes rappellent Lamartine (Le Lac), tandis que l’opposition ombre/lumière traduit une profonde dépendance affective. Ici, Babacar Diop se distingue de Birago Diop par une écriture centrée sur le dialogue intime je-tu, tout en rejoignant le romantisme européen. Une plus grande variété lexicale pourrait encore accentuer sa singularité.

  1. Nature comme miroir de l’âme
    Dans Éveil de la nature, La mer ou La pluie, la nature devient texte à déchiffrer :

« Les fleurs s’ouvrent, dévoilant leurs couleurs,
Chaque pétale est un poème » (p.18)

La mer, « miroir de nos âmes troublées » (p.57), reflète les états intérieurs, évoquant à la fois Francis Ponge et Senghor. Mais par rapport à Saint-John Perse, Babacar Diop privilégie une nature plus intime et consolatrice. Certaines images, toutefois, gagneraient à surprendre davantage.

  1. Temps, mémoire et nostalgie
    Dans Les murmures du temps, Je me rappelle ou La fleur de ma jeunesse, les souvenirs se font refuge et mélancolie, prolongeant la réflexion sur l’éphémère. Ce lien entre passé et présent confère au recueil une profondeur méditative qui enracine l’expérience personnelle dans l’universel.

Un recueil vibrant et prometteur
Avec ce recueil, Babacar Diop signe une œuvre touchante et lumineuse. Sa poésie, empreinte de sincérité, captive par son lyrisme et sa fluidité. Elle laisse entrevoir un potentiel encore plus fort si l’auteur ose s’aventurer vers des métaphores moins classiques, pour faire jaillir de nouveaux éclats dans sa lumière déjà riche.

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✍️ Hamidou Dieye – écrivain, poète et conteur

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