🌍 Accueillir les expulsés américains ? Le Soudan du Sud pose ses conditions à Washington
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✍️ Par Imam chroniqueur Babacar Diop | Dunia News | 30 juillet 2025
Quand la diplomatie devient une négociation à haute tension entre immigration, sanctions et enjeux politiques internes.
Le gouvernement du Soudan du Sud a récemment exprimé sa disponibilité à recevoir certains migrants expulsés des États-Unis, mais à des conditions strictes. Selon des révélations du média américain Politico, huit personnes ont déjà été expulsées depuis une base militaire américaine à Djibouti, bien qu’un seul individu soit officiellement sud-soudanais.
🤝 Des contreparties exigées par Juba
En contrepartie de cet accueil controversé, les autorités sud-soudanaises ont transmis à Washington plusieurs demandes diplomatiques, parmi lesquelles :
La levée de sanctions ciblant un haut responsable sud-soudanais
La réactivation de visas américains annulés
La réouverture d’un compte bancaire gelé aux États-Unis
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Un appui juridique dans les procédures contre l’ancien vice-président Riek Machar, actuellement assigné à résidence
Des demandes que l’administration Trump avait rejetées catégoriquement, selon des sources proches du dossier.
🌐 Une tension diplomatique déjà ancienne
Cet épisode ne surgit pas dans un vide. En avril dernier, le secrétaire d’État Marco Rubio a imposé une interdiction de visa aux ressortissants sud-soudanais, accusant Juba d’obstruer les opérations d’expulsion. Ce durcissement faisait suite à un contentieux migratoire sur un individu que Juba avait d’abord refusé, arguant de sa nationalité congolaise, avant de faire marche arrière.
« Les expulsions forcées ne peuvent se faire sans règles claires et respect mutuel », a réagi un diplomate sud-soudanais sous anonymat.
⚔️ Un pays toujours miné par les divisions internes
Depuis son accession à l’indépendance en 2011, le Soudan du Sud est en proie à une instabilité chronique. La guerre civile déclenchée en 2013, après la rupture entre le président Salva Kiir et son vice-président Riek Machar, continue de plonger le pays dans une spirale de méfiance et de violences interethniques.
En février dernier, la milice White Army, majoritairement composée de Nuer fidèles à Machar, a pris le contrôle d’une ville dans l’État du Haut-Nil, forçant le régime à arrêter plusieurs généraux et ministres proches du SPLM-IO, le mouvement d’opposition dirigé par Machar.
🧭 Une diplomatie calculée
Dans ce climat de fragilité interne et d’isolement diplomatique, le pouvoir de Juba tente de monnayer sa coopération migratoire pour obtenir des gains politiques et juridiques.
L’affaire met en lumière une stratégie diplomatique conditionnelle, dans laquelle l’État sud-soudanais n’entend plus être un simple exécutant des injonctions occidentales, mais un acteur qui pèse dans les échanges, même asymétriques.
Reste à savoir si l’administration américaine, aujourd’hui plus divisée que jamais sur les questions migratoires et diplomatiques africaines, sera prête à faire évoluer sa position.
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