🎓 RDC: Le gouvernement autorise les filles enceintes à poursuivre leurs études, l’Église catholique dit non.
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✍️Par Gil-christ DJOSSOU, pour DUNIA NEW’S TV
📍 Kinshasa — République Démocratique du Congo |
Une décision gouvernementale saluée comme une avancée sociale vient de provoquer une vive controverse. Le ministère de l’Éducation nationale a publié une circulaire le 14 juillet 2025 autorisant les jeunes filles enceintes à poursuivre leur scolarité dans les établissements scolaires. Mais l’Église catholique, acteur majeur du système éducatif congolais, refuse d’appliquer cette mesure dans ses écoles ⁽¹⁾⁽²⁾⁽³⁾.
🗞 Une circulaire pour l’inclusion
La ministre de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté, Raïssa Malu, a présenté cette décision comme une réponse à l’exclusion scolaire des adolescentes enceintes, souvent victimes de stigmatisation ou de violences.
“L’école ne peut pas être le lieu de la punition morale. Elle doit être un espace de protection et d’avenir”, a déclaré un représentant du ministère⁽⁴⁾.
La circulaire vise à garantir l’égalité des chances et à corriger une injustice sociale, en conformité avec la Constitution congolaise, qui garantit l’accès à l’éducation pour tous.
✝️ L’Église catholique s’y oppose
Dans une lettre datée du 16 juillet, la Commission épiscopale pour l’éducation chrétienne (CEEC) a annoncé que les écoles conventionnées catholiques ne sont pas concernées par cette directive⁽¹⁾⁽²⁾⁽³⁾.
L’Église invoque les accords spécifiques signés avec l’État, notamment l’article 5 de la convention, qui insiste sur la moralité et la discipline des élèves.
“Maintenir en classe une mère-fille serait contraire à nos principes éducatifs”, affirme l’abbé Emmanuel Bashiki, coordinateur national des écoles catholiques⁽⁵⁾.
Les jeunes filles enceintes seront donc redirigées vers des établissements publics ou privés qui appliqueront la mesure.
⚖️ Un débat entre inclusion et tradition
Cette opposition soulève des questions fondamentales:
- Une école financée par l’État peut-elle refuser une politique publique au nom de ses convictions religieuses?
- Comment concilier droits des filles et valeurs confessionnelles dans un pays où l’Église gère près de 25 % des écoles?
Des voix progressistes soutiennent la circulaire, appelant à une éducation plus inclusive, tandis que certains responsables politiques dénoncent une mesure “contraire à la morale”⁽³⁾.
📚 En conclusion
Ce bras de fer entre le gouvernement et l’Église catholique met en lumière les tensions persistantes entre modernisation des politiques éducatives et principes traditionnels.
Au cœur du débat: le droit à l’éducation pour toutes les filles, quelles que soient leurs circonstances.
DUNIA NEW’S TV continuera de suivre cette affaire de près, avec des témoignages, des analyses et des éclairages sur les enjeux sociaux et éducatifs en RDC.
✍️Par Gil-christ DJOSSOU













