📰 Cameroun: Les gardes du corps des ministres démissionnaires envoyés en zones de guerre – Une sanction politique déguisée?

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✍️Par Dunia News TV – Sécurité & Politique-Yaoundé, 10 juillet 2025

Une onde de choc traverse les cercles politiques et militaires du Cameroun. Depuis la démission de plusieurs figures gouvernementales, dont Issa Tchiroma Bakary, Bello Bouba Maïgari et Nana Aboubakar Djalloh, leurs gardes du corps personnels ont été entendus par les autorités militaires, puis affectés dans les zones de guerre du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, en proie au conflit ambazonien.

Des gendarmes considérés comme informateurs du régime

Dans le système sécuritaire camerounais, les gardes du corps des ministres – souvent des gendarmes – sont perçus comme des agents de renseignement. Leur rôle ne se limite pas à la protection physique: ils doivent remonter toute information sensible à leur hiérarchie, notamment en cas de manœuvres politiques contraires aux intérêts du pouvoir en place.

Voici les éléments convoqués au Secrétariat d’État à la Défense (SED):- Adjudant-chef Pokam Dresil Roméo, garde du corps de Issa Tchiroma- Maréchal des logis chef Zakari Yaou, garde du corps de Bello Bouba Maïgari- Adjudant-chef major Ahmadou Roufai Hamadama, également au service de Bello Bouba- Adjudant-chef Betoudji Denis, garde du corps de Nana Aboubakar Djalloh

Audition disciplinaire suivie d’une affectation musclée

Les auditions ont visé à déterminer si ces agents avaient manqué à leur devoir de signalement, en ne rapportant pas les intentions politiques de leurs ministres. À l’issue de cette procédure, ils ont été envoyés en mission dans les zones de guerre, notamment dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, où les affrontements avec les séparatistes ambazoniens se poursuivent.

Une mesure punitive?

Pour plusieurs observateurs, cette affectation ressemble à une sanction déguisée, visant à punir indirectement les ministres dissidents. Le climat politique à Yaoundé reste tendu, alors que Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quatre décennies, fait face à une série de défections politiques à l’approche de l’élection présidentielle d’octobre

Dunia News TV s’interroge:

Cette affaire soulève des questions sur la neutralité des forces de sécurité, leur instrumentalisation politique, et les droits des agents militaires dans un contexte de crise institutionnelle.

Dunia News TV continuera de suivre cette situation de près, pour informer sur les implications sécuritaires et politiques de cette décision. .

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