🔬 CONTRACEPTION MASCULINE : ADAM, L’IMPLANT QUI POURRAIT CHANGER LES RÈGLES

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🟩 DUNIA News – Santé et société – Juillet 2025

Pendant des décennies, la question de la contraception a été posée presque exclusivement au féminin. Pilules, implants, injections, stérilets… autant de méthodes majoritairement conçues pour le corps des femmes, souvent au prix de lourds effets secondaires. Pendant ce temps, les options masculines se résumaient à deux : le préservatif ou la vasectomie.Mais cela pourrait bientôt changer.ADAM, c’est le nom d’un nouveau contraceptif masculin en cours de test clinique aux États-Unis. Conçu par la start-up médicale Contraline, cet implant non hormonal pourrait bien redistribuer les cartes en matière de responsabilité reproductive.

🧬 UN GEL DANS LE CORPS POUR BLOQUER LES SPERMATOZOÏDES

Le principe d’ADAM est aussi simple qu’innovant : un hydrogel est injecté dans les canaux déférents ces petits tuyaux par lesquels les spermatozoïdes transitent. Le gel agit comme un filtre ou une barrière : il bloque leur passage, sans affecter l’éjaculation, le plaisir ou les hormones.

Ce n’est pas une stérilisation définitive comme la vasectomie : l’effet est réversible. Après environ deux ans, l’homme peut choisir de faire dissoudre le gel, et retrouver sa fertilité.

⚖️ UN TOURNANT DANS LE PARTAGE DE LA RESPONSABILITÉ CONTRACEPTIVE ?

Sur un continent comme l’Afrique, où les femmes sont souvent contraintes à porter seules le poids de la contraception, une innovation comme ADAM suscite des débats. Au-delà de la technologie, c’est une question de culture, de genre et de justice reproductive. « Pendant que nos sœurs se battent entre migraines, saignements et dépression à cause de la pilule, on ose espérer que les hommes feront leur part le jour où ce contraceptif sera disponible », confie Salma, étudiante à l’université de Yaoundé.ADAM ne règle pas tout.

L’accès à cette technologie, son coût, la volonté politique d’en faire une option dans les systèmes de santé publique africains, tout cela reste à construire. Mais une porte s’ouvre, et la conversation change.

🌍 ET SUR LE CONTINENT AFRICAIN ?

Les essais cliniques se poursuivent aux États-Unis, mais la question se pose déjà pour les autorités sanitaires africaines : serons-nous prêts à adopter une méthode masculine, culturellement nouvelle, dans un contexte où le contrôle des naissances est souvent stigmatisé ?

L’innovation ne suffit pas. Il faudra des campagnes de sensibilisation, des médecins formés, et surtout, une volonté politique et communautaire de faire évoluer les mentalités.Car si la contraception devient une affaire d’hommes aussi, ce n’est pas seulement la technologie qui aura gagné. C’est l’équité dans le couple, la responsabilité partagée, et peut-être, un début de réconciliation entre amour, plaisir et devoir.

🎙️ DUNIA News continuera à suivre l’évolution d’ADAM et à poser la question :Et si demain, dans nos quartiers, nos villages, nos villes, les hommes aussi disaient : “Je suis protégé” ?

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