🔴 Contrebande à la frontière Bénin – Togo : 2 ans de prison requis et 29 millions FCFA visés par confiscation

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🔴 Contrebande à la frontière Bénin – Togo : 2 ans de prison requis et 29 millions FCFA visés par confiscation

✍️ Par la rédaction de Dunia News

Un homme interpellé à la frontière bénino-togolaise en mars dernier comparaissait ce lundi 4 août 2025 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET). Il est poursuivi pour contrebande de produits agricoles et non-déclaration d’espèces. Le parquet a requis deux ans de prison, une amende de deux millions FCFA et la confiscation d’une somme de 29 millions FCFA, retrouvée en sa possession.

🚨 Arrestation sur le fil de la frontière

Le 21 mars 2025, des agents des douanes et des forces conjointes de surveillance aux frontières ont procédé à l’arrestation d’un homme soupçonné de contrebande. Il convoyait à bord d’un véhicule des sacs de noix de cajou et de soja non déclarés, destinés à franchir la frontière entre le Bénin et le Togo sans les autorisations requises.

Plus préoccupant encore, les agents ont découvert une importante somme d’argent liquide, soigneusement dissimulée : 29 millions de francs CFA, non déclarés aux services compétents.

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🧾 Une ligne de défense fragile

Face aux juges de la CRIET, le prévenu a tenté de minimiser son implication. Il affirme ne pas être le propriétaire des produits agricoles ni de l’argent saisi, mais dit avoir été simplement mandaté par un tiers pour effectuer le transport.

Quant à la somme d’argent, il soutient ne porter sur lui qu’un peu moins de cinq millions, soit en deçà du seuil légal de déclaration obligatoire aux frontières. Il accuse les douaniers d’avoir confondu les montants ou d’avoir trouvé d’autres fonds dans le véhicule sans lien direct avec lui.

⚖️ Le ministère public requiert la sévérité

Mais cette ligne de défense n’a pas convaincu le ministère public, qui voit dans cette affaire un exemple manifeste de manœuvre de fraude transfrontalière, préjudiciable à l’économie nationale. Le procureur a requis :

Deux ans de prison, dont un an ferme
Deux millions FCFA d’amende
La confiscation intégrale des 29 millions FCFA, considérés comme le produit ou l’outil d’une activité illégale

Pour le parquet, il est impératif d’envoyer un message fort contre la contrebande, notamment dans les zones frontalières où les pertes fiscales et douanières sont récurrentes.

🛡️ La défense plaide l’innocence et le doute raisonnable

De leur côté, les avocats du prévenu dénoncent une absence de preuves matérielles claires établissant que leur client est le véritable propriétaire des marchandises et de l’argent saisi. Ils rappellent que la charge de la preuve incombe à l’accusation, et non à l’accusé.

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« En l’état, rien ne permet d’attester avec certitude que les 29 millions appartiennent à notre client ou qu’il ait eu conscience du contenu exact du convoi », ont-ils plaidé.

La défense demande donc :

La relaxe pure et simple
La restitution de l’argent consigné, si aucun lien frauduleux n’est établi

⏳ Verdict attendu le 20 octobre 2025

L’affaire a été mise en délibéré par la CRIET. Le jugement est attendu pour le 20 octobre 2025. En attendant, l’accusé reste placé sous contrôle judiciaire.

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Cette affaire relance le débat sur la porosité des frontières bénino-togolaises, les défis du commerce informel régional et la nécessité de renforcer les capacités des douanes pour mieux lutter contre la contrebande et les mouvements financiers illicites.

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