🚢🇸🇳 Affaire des « navires fantômes » : un milliard de francs CFA versé pour éviter la prison
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✍️ Par Imam chroniqueur Babacar Diop | Dunia News | 30 juillet 2025
Quand la mer transporte plus que des marchandises : elle charrie aussi l’ombre de l’impunité.
Une transaction financière exceptionnelle vient d’éclabousser le secteur maritime sénégalais. Un milliard de francs CFA. C’est la somme versée au Trésor public par quatre hauts responsables du secteur portuaire pour éviter la détention provisoire dans le cadre d’une affaire de fraude douanière et fiscale, connue sous le nom d’ »affaire des navires fantômes ».
⚓ Un système opaque d’évasion via les ports
Les faits remontent au 24 juillet 2025, date à laquelle plusieurs responsables opérant dans le milieu maritime ont été interpellés pour leur implication présumée dans des opérations maritimes non déclarées, échappant aux dispositifs douaniers et fiscaux en vigueur.
Selon Libération, l’enquête vise des entreprises bien connues du secteur, notamment :
OMA Logistics Sénégal SA
ETLS
McDermott Marine Construction Ltd
Ces sociétés sont soupçonnées d’avoir orchestré un réseau d’import-export non déclaré, utilisant des navires hors système, donc invisibles pour les autorités douanières. D’où le terme de « navires fantômes ».
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👤 Qui sont les mis en cause ?
Les personnes ayant bénéficié de la transaction sont :
Cooshna Sandeep, Mauricien, DG d’OMA Logistics Sénégal SA
Émilie Suzanne Nabou Dépina, Française, DG d’OMA Sénégal
Joseph Barthélémy Diouf, Sénégalais, DG d’ETLS
Mouhamadou Moctar Faye, conseiller juridique et fiscal
Tous ont mandaté le cabinet international Baker McKenzie pour assurer leur défense, notamment pour représenter les intérêts de McDermott Marine Construction Ltd, également citée dans d’autres dossiers sensibles liés au secteur extractif.
💵 Une transaction légale, mais moralement controversée
Le mardi 29 juillet, une transaction douanière d’un milliard FCFA a été conclue. Elle a permis la remise en liberté des personnes concernées, sans pour autant clore l’enquête. Les services compétents poursuivent leurs investigations sur les dérives systémiques qui gangrènent les circuits portuaires et douaniers.
Ce mode de règlement judiciaire, bien que prévu par la loi, suscite un vif débat dans l’opinion. Pour nombre d’observateurs, le paiement d’une somme – aussi élevée soit-elle – ne saurait suffire à compenser les pertes fiscales ni à garantir la transparence future du secteur.
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« La justice transactionnelle ne peut devenir un raccourci pour échapper à la reddition des comptes », confie un économiste contacté par Dunia News.
🔍 Un scandale parmi d’autres
Cette affaire s’inscrit dans une série noire d’irrégularités dans les secteurs portuaire, pétrolier et gazier du Sénégal. Le dossier du projet gazier GTA et ses 845 milliards FCFA de soupçons en est un exemple. McDermott y est également mentionnée.
Pour les défenseurs de la souveraineté économique, ces affaires révèlent un problème structurel profond, où la rente maritime, minière et gazière échappe au contrôle démocratique.
📣 L’opinion publique s’interroge
Faut-il laisser des milliards remplacer les procès ? Jusqu’où peut aller la tolérance administrative face aux crimes économiques ? Et surtout, qui protège les intérêts du peuple sénégalais dans cette équation ?
L’affaire des « navires fantômes » est loin d’être terminée. Mais elle vient rappeler que la mer, si elle unit les continents, peut aussi diviser les consciences.
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