50 millions de dollars pour Maduro : les États-Unis relancent leur traque mondiale du « narcoprésident »

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50 millions de dollars pour Maduro : les États-Unis relancent leur traque mondiale du "narcoprésident"

Washington a frappé fort. Le 7 août 2025, le gouvernement américain a annoncé le doublement de la prime pour la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro, désormais fixée à 50 millions de dollars. Une décision spectaculaire, portée par la procureure générale Pam Bondi, qui qualifie Maduro de « menace pour la sécurité nationale » et le place au cœur d’un réseau criminel international.

Mais derrière cette annonce, que signifie vraiment cette offensive diplomatique et judiciaire ? À qui profite-t-elle, et pourquoi maintenant ? Dunia News revient sur les enjeux géopolitiques, symboliques et moraux de cette chasse à l’homme moderne.

Les accusations américaines contre Nicolás Maduro ne datent pas d’hier. Depuis plusieurs années, Washington l’accuse d’avoir fait du Venezuela un État mafieux, en collusion avec des groupes criminels tels que le Tren de Aragua, les Cartels de Sinaloa ou encore le Cartel de los Soles, composé d’officiers vénézuéliens. À en croire la ministre de la Justice, Maduro aurait supervisé personnellement l’expédition de plusieurs tonnes de cocaïne, dont certaines auraient été coupées au fentanyl, vers le territoire américain.

L’administration affirme avoir déjà saisi plus de 700 millions de dollars d’actifs liés à Maduro, y compris deux jets privés et une flotte de voitures de luxe.

Mais cette affaire dépasse la drogue. Ce n’est pas seulement un combat judiciaire, c’est une opération politique internationale.

Maduro, en poste depuis 2013, dirige un Venezuela ruiné par les sanctions, l’hyperinflation et une crise migratoire sans précédent. Il survit au pouvoir grâce à une coalition militaro-civile, au soutien diplomatique de la Russie, de la Chine… et à une opposition fragmentée.

Pourtant, loin de l’image d’un dictateur en fuite, Maduro continue de tenir la barre, au prix de méthodes autoritaires, mais aussi d’une forme de résilience politique. En le désignant comme un narcotrafiquant international, les États-Unis cherchent à l’exclure définitivement du cercle des dirigeants fréquentables y compris auprès de pays africains ou latino-américains qui hésitent encore à rompre avec Caracas.

Le doublement de la prime soulève des questions sur le droit international et la souveraineté des États. Quelle légitimité un pays a-t-il pour fixer un prix sur la tête d’un chef d’État étranger ? Que se passera-t-il si un pays africain partenaire du Venezuela ou des États-Unis est sollicité pour coopérer à cette traque ?

En ciblant Maduro, Washington rappelle aussi à d’autres régimes autoritaires qu’ils peuvent être poursuivis même sans guerre déclarée. Mais cette diplomatie de la prime, très américaine, interroge. Où est la frontière entre justice et vengeance géopolitique ? Et pourquoi certains dictateurs sont-ils protégés quand d’autres sont pourchassés ?

Le gouvernement vénézuélien n’a pas tardé à réagir. Le ministre des Affaires étrangères, Yván Gil, a qualifié l’annonce de « propagande ridicule », dénonçant une « tentative coloniale d’intimidation » orchestrée par les États-Unis à des fins électorales.

Car derrière l’affaire Maduro se profile aussi l’élection présidentielle américaine de 2026. Réaffirmer la ligne dure contre les régimes anti-américains, raviver la menace des « narcodictateurs », mobiliser les électeurs conservateurs hispaniques… autant de leviers électoraux habilement actionnés.

Pour le continent africain, cette affaire est loin d’être anecdotique. Elle rappelle qu’aucun chef d’État n’est à l’abri des tribunaux extraterritoriaux ou des opérations d’influence globales. Elle interpelle sur la nécessité de construire notre propre justice internationale africaine, indépendante des puissances, mais fondée sur l’éthique et la responsabilité politique.

Elle questionne aussi notre place dans un monde où la drogue, les flux financiers illicites et les manipulations médiatiques s’entrelacent. Quelle solidarité exprimer envers des peuples comme les Vénézuéliens, pris en otage entre autocratie et embargo ?

Ce dossier Maduro est emblématique : il incarne la guerre mondiale des récits. Les États-Unis disent traquer un narco-président. Le Venezuela crie au complot impérialiste. Mais entre les deux, le peuple et sa souffrance reste silencieux.

Chez Dunia News, nous ne défendons ni les autocrates ni les empires. Nous défendons la vérité, les peuples et leur droit à ne pas être écrasés entre deux puissances.

Article rédigé par Celine Dou

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