À Bakou, Ankara et Islamabad accordent leurs boussoles diplomatiques
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Bakou s’est transformée, ce samedi, en petite salle des machines de la diplomatie eurasiatique. Le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif y ont tenu un entretien dense, tissé autour des crises régionales qui agitent l’horizon, de Gaza à l’Afghanistan.
Selon un communiqué de la présidence turque relayé par l’agence Anadolu, les discussions ont d’abord porté sur les tensions persistantes entre Islamabad et Kaboul. Erdogan a assuré que la Turquie suivait ce dossier « avec une attention soutenue », rappelant l’importance de maintenir le cessez-le-feu en vigueur et d’encourager les pourparlers déjà facilités par Ankara. Le chef de l’État turc a évoqué l’espoir d’une stabilité durable, comme une lampe que l’on protège du vent dans un couloir encore trop étroit.
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Gaza n’a pas été un point secondaire. Les deux dirigeants ont réaffirmé la nécessité de préserver le cessez-le-feu dans l’enclave palestinienne et de surveiller de près l’évolution du dossier au sein des Nations Unies. Cette prise de position s’inscrit dans la continuité de leur engagement récent pour « une paix durable », déclaré lors d’une précédente rencontre entre leurs ministres des Affaires étrangères.
La conversation s’est ensuite élargie au terrain bilatéral. Ankara souhaite visiblement donner davantage de relief à ses relations avec Islamabad. Commerce, énergie, industrie de défense : Erdogan a indiqué que son pays était prêt à renforcer la coopération dans ces domaines, comme on resserre les maillons d’une chaîne stratégique qui relie deux capitales aux ambitions parallèles.
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Cette rencontre s’inscrit dans un cadre régional plus large, incluant également le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev. À Bakou, les dirigeants semblent avoir cherché à harmoniser leurs positions tout en ouvrant les fenêtres d’un dialogue plus vaste sur les équilibres en mutation dans la région.
Imam chroniqueur
Babacar Diop













