À Kinshasa, le souvenir intact du crash de Ndolo, trente ans après
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Trente ans après le crash d’un avion cargo sur un marché de Kinshasa, le drame de Ndolo reste profondément ancré dans les mémoires. Une catastrophe survenue en plein cœur de la capitale congolaise, dont les cicatrices humaines et urbaines ne se sont jamais refermées.
À Ndolo, certains n’ont pas besoin de date pour se souvenir. Il suffit d’évoquer l’avion. En janvier 1996, un appareil cargo en difficulté au décollage quitte la piste de l’aéroport militaire et finit sa course dans un marché voisin, bondé en ce milieu de journée. En quelques secondes, le bruit du moteur est remplacé par celui des cris, du feu et de la panique.
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La scène se déroule en plein centre de Kinshasa, dans un quartier densément peuplé. Des vendeuses, des clients, des passants se retrouvent pris au piège. Le bilan humain est lourd, essentiellement des victimes au sol. Pour beaucoup de familles, il n’y aura ni liste exhaustive, ni reconnaissance officielle claire. Juste l’absence, brutale.
Trente ans plus tard, la catastrophe de Ndolo continue de hanter la mémoire collective. À Kinshasa, le drame se transmet par les récits, parfois à voix basse, parfois avec colère. Ceux qui étaient là racontent encore la confusion, l’odeur de carburant, les corps étendus sur l’asphalte et les étals renversés. Pour les plus jeunes, c’est une histoire héritée, mais jamais vraiment refermée.
Des cérémonies de commémoration ont marqué cet anniversaire. Familles de victimes, survivants et membres de la société civile se sont réunis pour rappeler que ce drame ne relève pas seulement du passé. Il pose toujours la question de la place des infrastructures aéroportuaires au cœur des villes africaines, et de la protection des populations civiles face aux risques industriels et techniques.
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À Ndolo, l’aéroport est toujours là, tout comme les quartiers qui l’entourent. L’urbanisation rapide de Kinshasa n’a fait qu’accentuer la proximité entre les pistes et la vie quotidienne. Le crash de 1996 apparaît aujourd’hui comme un avertissement ignoré, dans une ville où la croissance démographique a souvent devancé la planification.
Trente ans après, le souvenir du drame ne se limite pas à une date commémorative. Il reste un point de douleur, mais aussi un rappel : celui d’une capitale contrainte de vivre avec ses fragilités, et d’une mémoire collective qui refuse que les victimes de Ndolo soient réduites à un simple fait divers de l’histoire congolaise.
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Celine Dou













