Abobo Renaissance : quand la jeunesse veut réécrire l’histoire de sa commune

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Abobo Renaissance : quand la jeunesse veut réécrire l’histoire de sa commune

À l’approche des élections législatives de 2025, de nouvelles figures émergent sur la scène politique locale. À Abobo, Gérard Batoua, journaliste et acteur de la société civile, se présente comme le porte-voix d’une jeunesse décidée à rompre avec la dépendance et à bâtir son propre avenir. À travers le mouvement Abobo Renaissance, il prône la mobilisation collective, la paix et le développement local.

Interview.

C’est quoi Abobo Renaissance et pourquoi cette appellation ?

À un moment donné de l’histoire, entre le XIVᵉ et le XVIᵉ siècle, l’Europe a connu la Renaissance, un mouvement artistique, culturel et intellectuel marquant la transition entre le Moyen Âge et les Temps modernes.

À Abobo, le mot « Renaissance » a une signification particulière. Il symbolise une prise de conscience : celle des jeunes du quartier qui décident d’affronter leurs difficultés sans attendre que les solutions viennent de l’extérieur.

Abobo Renaissance, c’est d’abord la rupture avec la dépendance extérieure, la valorisation de nos propres ressources et la mobilisation collective pour le développement local.

C’est aussi un rassemblement de toutes les couches sociales : pauvres, riches, personnes handicapées, intellectuels, moins instruits, populations de toutes régions et de toutes religions. Une véritable mosaïque humaine où chacun a sa place.

Présentez-vous à nos lecteurs.

Je suis Gérard Batoua, journaliste de profession. Depuis 2018, je suis président d’une ONG de lutte contre la migration irrégulière. Je suis membre de la société civile et ancien bénévole engagé pour le bien-être des enfants.Je fais également partie de la plateforme des leaders pour la reconversion des mentalités.

Sur le plan académique, je suis titulaire d’une licence en Histoire, d’une licence en journalisme et d’un Master en gestion de patrimoine. Je suis actuellement inscrit en Master de journalisme à l’université Félix Houphouët-Boigny de Cocody.

Je me définis comme un héritier de la Côte d’Ivoire, héritier à la fois de Laurent Gbagbo et d’Alassane Ouattara.

Vous êtes candidat à l’élection législative de 2025. Quelles sont vos motivations

J’ai décidé de me présenter pour représenter ma circonscription à l’Assemblée nationale. Je veux être député d’Abobo afin de défendre les intérêts des Abobolais.

Il est temps de donner un nouveau visage à la commune, et ce changement ne peut se faire qu’avec des jeunes qui connaissent réellement les réalités du terrain et le vécu quotidien des populations.

Pourquoi avoir choisi la commune d’Abobo ?

Abobo est mon lieu de vie et d’enracinement. Lorsque je suis arrivé à Abidjan en 2002, c’est cette commune qui m’a accueilli et m’a offert les opportunités que je cherchais.

J’y ai effectué tout mon parcours scolaire, du CP1 jusqu’aux études supérieures. Mes parents, mes amis et toute ma vie sont ici. Abobo me ressemble et je lui dois énormément.

Quelles sont vos ambitions pour les populations de cette localité ?

Avec mes amis du groupe Abobo Renaissance, nous voulons changer l’image de la commune. Abobo « la Guerre » doit devenir Abobo « la Paix ».Nous travaillerons à transformer la perception externe d’Abobo et à soutenir son développement social à travers plusieurs programmes destinés à améliorer le bien-être de nos parents.

Pourquoi vouloir devenir député avant d’aider vos parents de Dimbokro ?

Un député est avant tout le délégué de sa population.Cela fait longtemps que j’aide les habitants d’Abobo, même sans mandat officiel : dons, arbres de Noël, campagnes de sensibilisation, journées de propreté, alphabétisation, animation d’espaces de lecture…Je n’ai jamais attendu d’être élu pour agir. Mais une fois député, l’impact de ces actions sera encore plus visible et structuré.

Que souhaitez-vous changer dans cette ville et comment comptez-vous y parvenir en tant que député ?

Le véritable changement passe par une sensibilisation à grande échelle.En tant que député, je compte examiner et proposer des lois visant à garantir le bien-être des populations d’Abobo. Mon rôle sera de porter leur voix et de défendre leurs besoins au niveau national.

Pensez-vous être suffisamment préparé pour être candidat ?

La notion de préparation est relative. Vivre le quotidien des populations pendant plus de vingt ans est, selon moi, la meilleure des formations.Les électeurs sont ceux avec qui je prends le bus, le gbaka ou le woro-woro.

Je les rencontre au garbadrome, au placalydrome, au maquis ou au bistrot.La proximité, le vivre-ensemble et la connaissance du terrain sont les clés pour devenir le véritable porte-voix de sa population.

Quelle sera votre stratégie pour espérer être élu le 27 décembre prochain ?

Ma stratégie est simple : prier pour que les Abobolais fassent la différence entre une photocopie et l’original.

Certains viendront en disant qu’ils sont envoyés « pour instaurer l’ordre », mais le chien ne change pas sa manière de s’asseoir.

Les limites du député sortant s’appliqueront aussi à ceux qui viennent en émissaires.Nous sommes vos enfants. Si les candidats parachutés n’ont pas pu vous satisfaire, nous, enfants d’Abobo, ferons l’effort de vous apporter le bonheur.Une photocopie n’est jamais l’original, et l’original se distingue toujours de la copie.

Interview réalisée par Ibo François

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