Abomey-Calavi : 18 mois de prison pour une jeune femme après un bain rituel sur une propriété privée

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Abomey-Calavi : 18 mois de prison pour une jeune femme après un bain rituel sur une propriété privée

Abomey-Calavi, 26 juin 2025 – L’affaire fait grand bruit dans cette commune du sud du Bénin. Une jeune femme vient d’être condamnée à 18 mois d’emprisonnement ferme pour avoir pratiqué un bain rituel dans une propriété privée, sans l’autorisation du propriétaire des lieux. Ce fait divers soulève de nombreuses réactions au sein de la population, entre incompréhension, indignation et débat sur les pratiques culturelles dans l’espace public et privé.

Un rituel de purification mal perçu

Selon les informations recueillies, la jeune femme aurait été surprise en train de procéder à un bain rituel nocturne, avec des éléments considérés comme « mystiques », dans une parcelle inhabitée d’Abomey-Calavi. Alerté par des voisins, le propriétaire du terrain a déposé plainte pour violation de domicile, pratiques suspectes et atteinte à la tranquillité publique.

Interpellée par les forces de l’ordre, la jeune femme a été déférée au tribunal de première instance d’Abomey-Calavi. Durant l’audience, elle a affirmé qu’il s’agissait d’un rite de purification personnelle, conseillé par un prêtre traditionnel. Elle a plaidé l’ignorance, indiquant ne pas savoir que la parcelle était privée.

Une décision judiciaire qui divise

Le tribunal a estimé que l’acte constituait une infraction caractérisée, à la fois par l’intrusion illégale sur une propriété privée et par la perturbation de l’ordre public due à la nature du rituel, jugée anxiogène par le voisinage.

La sentence : 18 mois de prison ferme, a été accueillie avec stupeur par les proches de la jeune femme, qui dénoncent une criminalisation des pratiques traditionnelles. De l’autre côté, les défenseurs du droit à la propriété privée saluent une décision « dissuasive et nécessaire » pour endiguer certaines dérives mystico-spirituelles.

Un débat plus large sur les rituels en milieu urbain

Ce jugement relance un vieux débat au Bénin, entre tradition et légalité. Si les rites ancestraux et spirituels sont encore très présents dans la société, leur expression en milieu urbain soulève de plus en plus de frictions, notamment lorsqu’ils interfèrent avec la tranquillité publique ou le droit de propriété.

Des voix s’élèvent déjà pour appeler à un encadrement juridique plus clair des pratiques spirituelles, notamment dans les villes où cohabitent différentes sensibilités religieuses et culturelles.

Dunia News continuera de suivre cette affaire et ses répercussions sociétales.

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