Accident de Molare à Abidjan : Tolah Élise n’a pas survécu, la Côte d’Ivoire sous le choc

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L’accident qui a grièvement blessé la passante Tolah Élise à Cocody a viré au drame. Son décès, confirmé ce 3 juillet, relance le débat sur la sécurité routière et la responsabilité des personnalités publiques sur les routes.

Accident de Molare à Abidjan : Tolah Élise n’a pas survécu, la Côte d’Ivoire sous le choc

Le cœur lourd, les Ivoiriens ont appris ce jeudi 3 juillet au matin la mort de Tolah Élise, la jeune femme percutée la veille à Cocody par un cyclomoteur conduit par l’artiste Molare. L’accident, survenu non loin de la station First Petroleum, secoue profondément l’opinion. Une victime, un artiste populaire, une route urbaine à forte circulation : tous les ingrédients d’un drame évitable qui relance une fois de plus l’urgence d’un sursaut national face aux dérives de la circulation urbaine.

L’accident s’est produit le mercredi 2 juillet, vers 16h, à Cocody. Selon les premières informations, la moto de Molare un modèle de marque Vandehall aurait subi une défaillance mécanique : les tiges métalliques soutenant la roue arrière auraient cédé. L’engin aurait alors quitté brusquement la chaussée, percuté violemment Élise, qui marchait sur le trottoir, avant de s’écraser contre un muret.

Grièvement blessée, Élise a été transportée d’urgence à l’hôpital. Son état jugé critique n’a pas permis de la sauver. Son décès a été confirmé le 3 juillet au matin.

L’artiste Soumahoro Maury Féré, plus connu sous le nom de Molare, a lui aussi été blessé lors de l’impact. Il souffre de fractures au bras gauche et devra subir une intervention chirurgicale. Mais l’émotion qui l’habite dépasse manifestement ses douleurs physiques. Dans une déclaration avant l’annonce du décès d’Élise, il confiait :

« Ma seule préoccupation est la santé et le bien-être de cette dame. Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour soutenir sa guérison. »

Les autorités n’ont pas tardé à réagir. Le Ministère ivoirien des Transports a lancé une enquête administrative, en parallèle des procédures judiciaires potentielles. Le Directeur général des Transports terrestres, Oumar Sacko, a précisé que Molare sera convoqué devant la commission de suspension et de retrait du permis de conduire.

Si la défaillance mécanique est avérée, reste à déterminer la responsabilité exacte de l’accident : mauvais entretien ? Excès de vitesse ? Usage inadapté du véhicule ? La suite de l’enquête le dira.

Sur les réseaux sociaux, la nouvelle a déclenché une vague d’émotion nationale. De nombreux Ivoiriens ont exprimé leur douleur et leur solidarité à la famille de la victime, partageant les hashtags #JusticePourElise et #YakoFamilleElise.

Certains appellent à la retenue, d’autres à une justice ferme, même face à une personnalité aussi connue que Molare. La question sous-jacente est posée : les figures publiques bénéficient-elles d’une indulgence particulière lorsqu’elles sont en faute ?

Des artistes comme DJ Mix, Claire Bahi, Kedjevara ou encore le chroniqueur John Jay ont tenu à exprimer leur tristesse :

« Ce drame doit nous réveiller. Trop de vies fauchées par négligence. Yako à la famille. » John Jay

Dans un milieu artistique ivoirien régulièrement endeuillé par les routes, l’appel à la prudence et à la responsabilité prend un relief particulier.

Au-delà du fait divers, cet accident soulève des enjeux plus larges. L’urbanisation galopante des grandes villes africaines Abidjan en tête m s’accompagne d’un trafic dense, souvent chaotique. Entre motos débridées, routes secondaires mal entretenues et flottes de véhicules mal contrôlées, les accidents sont quotidiens, souvent tragiques. Ce drame est un miroir : celui d’un système à repenser

La mort de Tolah Élise ne doit pas être un accident de plus dans les statistiques. Elle doit réveiller les consciences, provoquer des réformes, rappeler que chaque vie compte même face à la célébrité.

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