Accord UE-Mercosur : les agriculteurs français filtrent les importations au port du Havre

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Accord UE-Mercosur : les agriculteurs français filtrent les importations au port du Havre

La contestation contre l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur continue de secouer le monde agricole français. Ce dimanche, des agriculteurs ont mis en place un barrage filtrant à l’entrée du port du Havre, en Seine-Maritime, l’un des principaux points d’entrée des marchandises en France.
À l’initiative des Jeunes Agriculteurs de Seine-Maritime (JA76), la mobilisation a réuni près d’une centaine de manifestants. Leur objectif : contrôler les produits alimentaires importés afin de vérifier leur conformité aux normes sanitaires et environnementales auxquelles sont soumis les producteurs français et européens.

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« Il s’agit de filtrer, pas de bloquer totalement l’accès au port, pour ne pas pénaliser l’activité des dockers », a précisé Justin Lemaître, secrétaire général de JA76, soulignant la volonté des manifestants de maintenir une action ciblée et symbolique.
Les agriculteurs ont maintenu leur présence durant la nuit, anticipant une reprise intense du trafic routier en début de semaine. Selon les syndicats, près de 5 000 camions étaient attendus ce lundi, ce qui renforce la portée stratégique de cette action.
Cette initiative fait suite à un rassemblement organisé la veille sur le pont de Normandie et illustre la persistance d’une colère paysanne face à un accord jugé déséquilibré. Les syndicats agricoles dénoncent notamment l’arrivée potentielle massive de produits sud-américains — comme le bœuf ou la volaille — produits dans des conditions qu’ils estiment moins strictes que celles imposées en Europe.

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Le mouvement s’inscrit dans un climat national tendu, marqué par la validation récente de l’accord UE-Mercosur et les annonces du gouvernement français visant à calmer la fronde. L’exécutif a promis le déblocage de fonds d’urgence et la mise en place de « mesures miroirs » destinées à aligner les exigences imposées aux importations sur celles des productions locales. Des engagements accueillis avec prudence par les agriculteurs, qui réclament des garanties concrètes.
Ces derniers jours, des actions similaires ont été observées sur plusieurs axes routiers et aux frontières françaises, signe que la mobilisation dépasse largement le cadre régional et pourrait s’inscrire dans la durée.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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