Accord UE–Mercosur : Paris maintient la pression et rejette tout compromis au détriment de ses agriculteurs

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Accord UE–Mercosur : Paris maintient la pression et rejette tout compromis au détriment de ses agriculteurs

La France a durci le ton sur le projet d’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur. La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a réaffirmé dimanche que Paris ne ratifierait « aucun accord qui condamnerait ses agriculteurs », évoquant une inquiétude « profonde et légitime » de la profession.

Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche et repris par l’agence Anadolu, la ministre a souligné que la protection des filières agricoles restait une priorité absolue pour le gouvernement. « Nous voulons soutenir nos agriculteurs, et c’est pourquoi la France ne signera pas un accord qui compromettrait leur avenir », a-t-elle insisté.

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Cette position tranche avec le ton plus nuancé du président Emmanuel Macron, récemment « plutôt positif » mais « vigilant » lors d’un déplacement au Brésil. Selon Annie Genevard, cette prudence reflète les progrès obtenus lors des négociations, mais ne change rien au fond : « L’accord reste inacceptable en l’état. »

Les trois exigences fixées par la France

Paris conditionne toute avancée à trois garanties clés :

  1. Une clause de sauvegarde agricole
    Un dispositif permettant de suspendre temporairement les importations en cas de déséquilibre majeur menaçant une filière.
  2. Des mesures miroir
    Elles imposeraient aux produits du Mercosur les mêmes standards sanitaires, environnementaux et de bien-être animal que ceux exigés dans l’Union européenne.
  3. Un renforcement des contrôles sanitaires
    Avec des inspections plus strictes et des obligations accrues en matière de traçabilité.

Un accord ambitieux, mais paralysé

Négocié pendant vingt ans et politiquement conclu en 2019, l’accord UE–Mercosur vise à constituer l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde. Pourtant, sa ratification est au point mort. Plusieurs États membres, dont la France en première ligne, s’opposent à sa version actuelle.

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Les critiques portent notamment sur les risques de concurrence déloyale pour l’agriculture européenne et sur l’absence de garanties solides en matière d’environnement, en particulier concernant la déforestation en Amazonie.

Pour l’heure, Paris assure qu’il restera intraitable tant que ses conditions ne seront pas intégrées dans le texte final.

Imam chroniqueur
Babacar Diop

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