Affaire bébé Mathis : rebondissement majeur après la rétractation de l’accusé au Tribunal du Mfoundi

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Affaire bébé Mathis : rebondissement majeur après la rétractation de l’accusé au Tribunal du Mfoundi

Le procès très attendu de l’affaire « bébé Mathis » a pris une tournure inattendue ce 10 décembre 2025 à Yaoundé. Alors que l’accusé Dagobert Nwafo venait de reconnaître les faits, il s’est rétracté devant la juridiction, poussant le Tribunal du Mfoundi à rejeter son plaidoyer de culpabilité. L’affaire est désormais renvoyée pour une reprise complète des débats.

Dans une salle d’audience chargée d’émotion et d’attente, la justice camerounaise s’est retrouvée face à un retournement qui rebat les cartes d’une affaire qui bouleverse les consciences depuis près de huit mois. Entre quête de vérité, poids de l’opinion et exigences du droit, le procès reprend une trajectoire plus longue, mais jugée nécessaire pour éclairer chaque zone d’ombre.

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Un plaidoyer de culpabilité vite rétracté

L’audience du 10 décembre devait marquer un tournant. En annonçant un plaidoyer de culpabilité, la défense de Dagobert Nwafo semblait vouloir ouvrir la voie à une reconnaissance des faits et, potentiellement, à une procédure allégée.
Mais quelques minutes plus tard, contre toute attente, l’accusé se rétracte. La surprise saisit la cour.

Considérant le caractère instable de cette déclaration et l’absence de conditions claires permettant de valider un aveu solide, le Tribunal du Mfoundi décide de rejeter le plaidoyer. Le dossier revient alors sur la voie d’un procès contradictoire complet, où chaque élément de preuve sera réexaminé.

Un drame qui avait marqué le Cameroun

Le 9 mai 2025, le pays découvre avec stupeur l’histoire du petit Mathis, 6 ans, dont la mort avait bouleversé les familles, les quartiers et les réseaux sociaux.
Très vite, l’enquête oriente les soupçons vers Dagobert Nwafo, connu de la famille de la victime. Interpellé puis écroué à la prison centrale de Kondengui, il devient le principal accusé dans une affaire qui dépasse le cadre judiciaire pour toucher aux valeurs profondes de protection de l’enfance.

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Le ministère public requiert la peine maximale

Au cours de cette même audience, le ministère public a pris une position claire : il a requis la peine de mort, estimant que la gravité des faits et leur impact sur la société camerounaise justifient la sanction la plus lourde.
Les avocats de la famille du jeune Mathis ont soutenu cette requête, rappelant le traumatisme laissé par ce drame.

La défense, quant à elle, tente d’établir des circonstances particulières pour atténuer la responsabilité de son client, une stratégie désormais mise à l’épreuve avec la reprise du procès.

Un renvoi au 14 janvier 2026

À l’issue de l’audience, la juridiction a fixé une nouvelle date : le 14 janvier 2026.
Ce rendez-vous marquera un retour à une procédure classique : audition des témoins, confrontation des versions et analyse approfondie des éléments du dossier.

Une affaire qui interroge la société camerounaise

Au-delà du tribunal, l’affaire bébé Mathis continue de soulever des questions essentielles :
– Comment protéger plus efficacement les enfants ?
– Comment apaiser une société où les violences prennent parfois le pas sur le dialogue ?
– Comment renforcer la confiance dans la justice, surtout lorsque les émotions populaires sont vives ?

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Dans cette quête de vérité, beaucoup espèrent que ce procès permettra non seulement de rendre justice à l’enfant, mais aussi d’ouvrir une réflexion collective sur les responsabilités partagées.

Celine Dou, pour Dunia News

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