Africa Investment Forum 2025 : 29 milliards promis, mais l’Afrique veut voir l’argent
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L’Africa Investment Forum (AIF) 2025 s’est terminé à Rabat avec un message clair : les investisseurs internationaux aiment parler de l’Afrique… mais le continent veut désormais des résultats.
Entre annonces XXL, panels inspirants et chiffres impressionnants, une question revient : où en sont vraiment les milliards promis ?
29 milliards en 2024… mais combien ont été réellement débloqués ?
L’édition précédente de l’AIF avait affiché 29 milliards de dollars d’intentions d’investissement.
Un chiffre qui avait fait la une.
Mais en coulisses, une réalité moins glamour : une grande partie de ces montants n’a jamais atteint les projets annoncés.
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Cette année encore, les discours sont ambitieux : énergie solaire, fintech, agriculture intelligente, infrastructures, télécoms…
Mais les Africains deviennent sceptiques.
“Nous n’avons plus besoin de promesses, mais de cash”, résume un entrepreneur marocain présent au forum.
L’Afrique attire mais le risque perçu bloque encore
Les investisseurs internationaux reconnaissent le potentiel du continent :
- croissance démographique explosive,
- adoption massive du mobile et des technologies,
- fort dynamisme entrepreneurial,
- richesse en ressources naturelles,
- opportunités dans les énergies renouvelables.
Mais le frein reste le même : la perception du risque.
Et tant que les mécanismes de garantie, d’assurance et de co-financement ne seront pas mieux structurés, les grands fonds continueront à hésiter.
Les secteurs qui séduisent le plus
Malgré les doutes, certains domaines attirent des engagements plus concrets :
- Énergie solaire et renouvelables : le continent veut sortir de la dépendance énergétique.
- Agro-industrie : la transformation locale devient une priorité stratégique.
- Fintech & mobile money : secteur où l’Afrique est pionnière.
- Infrastructures : routes, ports, fibre optique, rail.
Les investisseurs voient là une opportunité de croissance rapide si les gouvernements facilitent l’exécution.
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La BAD en première ligne
La Banque africaine de développement (BAD), organisatrice du forum, se positionne comme la locomotive du financement continental.
Elle a annoncé renforcer :
- les fonds de garantie,
- les partenariats public-privé,
- et la transparence des projets.
Mais même elle reconnaît que l’écart entre intentions et financements réels reste trop grand.
Ce que les Africains attendent maintenant
Les entrepreneurs et gouvernements présents au forum veulent des engagements mesurables :
- des décaissements rapides,
- moins de bureaucratie,
- plus de soutien aux startups et PME,
- et un suivi réel des projets annoncés.
En clair : l’Afrique ne veut plus de marketing, elle veut du développement.
L’AIF 2025 montre que le continent fascine toujours les investisseurs.
Mais tant que l’argent n’arrive pas sur le terrain, l’impact reste limité.
Le message des acteurs africains est désormais sans ambiguïté :
“Arrêtons les promesses, construisons.”
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Celine Dou
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