Livre : Lettre à mon Président de la République

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Livre : Lettre à mon Président de la République

Tossoukpe Frédéric Herman, un écrivain Africain , a adressé dans un livre de 200 pages, un message au chef suprême des armées du Bénin.

DÉCOUVREZ LE CONTENU DE CE MESSAGE


Monsieur le Président,
Monsieur le citoyen,
Monsieur ou Madame qui tenez ce livre entre vos mains,

Ce livre n’est pas un pamphlet. Ce n’est pas un brûlot rédigé dans la colère ou l’amertume. Ce n’est pas non plus un éloge flatteur destiné à séduire les puissants. C’est une lettre. Une lettre ouverte, écrite avec le cœur et la raison, avec la sincérité d’un citoyen qui aime son pays et refuse de le voir vaciller entre espoir et désillusion.

J’ai écrit ce livre parce que je crois en mon pays. Parce que je crois que la politique ne devrait pas être une affaire de calculs froids et d’intérêts personnels, mais un engagement profond pour le bien commun. Parce que je refuse d’accepter le silence comme une fatalité, et que la parole, lorsqu’elle est portée avec respect et honnêteté, est un levier puissant pour l’évolution d’une nation.

J’ai écrit ce livre parce que j’ai mal au Bénin. Parce que dans les rues de Cotonou, de Porto-Novo, de Parakou ou des villages reculés, je vois un peuple qui lutte, qui souffre en silence, qui peine à joindre les deux bouts alors que le pays avance à grands pas sur le papier. J’ai écrit parce que j’ai rencontré des jeunes diplômés, brillants et pleins de rêves, mais enfermés dans le labyrinthe du chômage. Parce que j’ai vu des commerçants pleurer devant l’augmentation des prix, des familles choisir entre payer l’école de leurs enfants ou leur prochain repas. J’ai entendu des travailleurs se demander si le mérite a encore un sens, si les efforts individuels peuvent réellement être récompensés ou si les portes sont déjà verrouillées par des jeux d’influence et de privilèges.

Mais j’ai aussi écrit ce livre parce que tout n’est pas noir. Parce que j’ai vu des routes naître là où il n’y avait que de la poussière. Parce que j’ai vu des infrastructures modernes émerger, des réformes être mises en place avec ambition, et une volonté claire de transformer le pays. Parce qu’il y a eu des avancées que personne ne peut nier.

Et pourtant, l’éclat de ces progrès semble parfois aveugler ceux qui gouvernent, leur faisant oublier que la réussite d’un pays ne se mesure pas uniquement à ses infrastructures, mais avant tout au bien-être de son peuple. Un peuple qui, malgré les statistiques économiques prometteuses, se débat dans une vie quotidienne marquée par l’inflation, la précarité et l’incertitude.

Dans ces pages, je veux dresser un portrait fidèle du Bénin d’aujourd’hui : celui des réussites et des échecs, des espoirs et des frustrations. Je veux que ce livre soit le reflet des voix trop souvent étouffées, de ceux qui n’ont pas accès aux tribunes, de ceux qui subissent les décisions sans pouvoir les influencer.

Il ne s’agit pas d’une simple critique. Il ne s’agit pas non plus d’un discours partisan. Il s’agit d’une réflexion honnête, d’un regard lucide sur ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Il s’agit d’un dialogue que j’aimerais avoir avec vous, Monsieur le Président, mais aussi avec chaque Béninois qui aspire à un pays plus juste, plus prospère, plus humain.

Une lettre pour ne pas sombrer dans le silence

Pourquoi une lettre, me demanderez-vous ? Parce que la lettre est personnelle. Elle engage celui qui l’écrit autant que celui qui la reçoit. Elle est le contraire du vacarme inutile, des polémiques stériles et des discours enflammés qui ne débouchent sur rien. Une lettre est une main tendue, une invitation à la réflexion, un appel à l’écoute.

C’est donc une lettre adressée à vous, Monsieur le Président, mais qui pourrait tout aussi bien être destinée à chaque Béninois, quel que soit son bord politique, son statut social ou son opinion. Car après tout, nous sommes tous concernés. Gouvernants et gouvernés, nous partageons le même destin, et c’est ensemble que nous devons construire l’avenir de notre nation.

Un regard lucide, sans complaisance ni animosité

Au fil des pages, je m’interrogerai sur la place du citoyen dans cette marche vers le progrès. Sur le prix à payer pour ces transformations que nous célébrons. Sur la réalité quotidienne de ceux qui, loin des palais et des bureaux climatisés, vivent le pays dans sa vérité la plus crue.

Nous parlerons de la jeunesse, cette jeunesse béninoise instruite mais désenchantée, qui peine à trouver sa place dans une économie qui n’offre pas assez d’opportunités. Nous parlerons de la justice, de la méritocratie, de la sécurité, des libertés individuelles, de cette peur qui s’installe insidieusement dans les cœurs et pousse certains à se taire ou à s’exiler.

Nous parlerons aussi de l’inflation, de la vie chère, du quotidien de ceux qui doivent faire des choix impossibles entre se nourrir, se soigner et éduquer leurs enfants. Nous regarderons en face les limites des réformes économiques et leur impact sur le peuple. Nous écouterons les voix de ceux qui, malgré tout, continuent de rêver et de se battre.

Mais surtout, nous réfléchirons ensemble à ce qui pourrait être fait. Car il ne suffit pas de dénoncer ; il faut proposer, il faut ouvrir des pistes, il faut esquisser des solutions. Gouverner, ce n’est pas seulement administrer un État, c’est aussi écouter, comprendre et répondre aux attentes de ceux que l’on sert.

Une lueur d’espoir au bout du chemin

Je n’ai pas écrit ce livre pour pointer du doigt, ni pour nourrir le cynisme ambiant. Ce livre est un appel. Un appel à la lucidité, au dialogue, à l’action. Un appel à ne pas nous contenter d’un progrès apparent si ce progrès laisse trop de monde sur le bord de la route. Un appel à bâtir un Bénin où chacun a sa place, où les voix dissonantes ne sont pas étouffées, où l’opposition et la société civile ne sont pas considérées comme des ennemies, mais comme des forces complémentaires indispensables à l’équilibre démocratique.

Je rêve d’un Bénin où la prospérité ne se limite pas aux indicateurs économiques, mais se mesure dans le sourire des mères, dans l’assurance des jeunes qui se projettent dans l’avenir, dans la sérénité des travailleurs qui savent que leurs efforts seront récompensés.

J’écris parce que j’espère. Parce que je crois encore en la possibilité d’un avenir meilleur, non pas dicté par un destin figé, mais construit par des hommes et des femmes qui refusent l’indifférence.

Alors, Monsieur le Président, Messieurs et Mesdames les citoyens, acceptons ensemble d’ouvrir les yeux. De voir les réussites, mais aussi les blessures. De comprendre que le progrès ne peut être complet que s’il est partagé.

Ce livre est un cri, mais un cri d’amour. L’amour d’un pays, l’amour d’un peuple. Puissiez-vous le lire avec la même sincérité avec laquelle je l’ai écrit.

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TOSSOUKPE Frédéric Herman, ÉCRIVAIN ENGAGÉS, CITOYEN BENINOIS +1 (951) 618-9300

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