ALERTE INFO – CONVOCATION PAR LA CPI : GUILLAUME SORO RÉPOND FROIDEMENT “JE NE BOUGE PAS SANS OUATTARA”
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La Cour pénale internationale (CPI) semble vouloir rouvrir le dossier explosif des crimes post-électoraux de 2010-2011 en Côte d’Ivoire. Alors que les regards se sont longtemps focalisés sur le camp Gbagbo — dont les principaux leaders ont finalement été acquittés pour insuffisance de preuves — les projecteurs s’orientent désormais vers les figures clés du camp Ouattara. Et en première ligne : Guillaume Soro.
Selon plusieurs sources diplomatiques et judiciaires relayées notamment par Libre Express, la CPI aurait convoqué l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne et ex-chef de la rébellion de 2002, Guillaume Soro. Le bureau du procureur Karim Khan aurait souhaité l’entendre sur des faits présumés de crimes contre l’humanité commis pendant et après la crise post-électorale.
Mais, contre toute attente, Guillaume Soro aurait sèchement décliné l’invitation à comparaître, affirmant depuis le Mali, pays où il réside actuellement : « Je ne bouge pas sans Ouattara. » Une déclaration lourde de sens, qui semble jeter une lumière crue sur les responsabilités partagées entre anciens alliés du régime en place.
La CPI change de stratégie
Depuis quelques mois, la CPI adopte une nouvelle posture. Pour éviter les interférences politiques et les fuites, la Cour a décidé de ne plus rendre publics ses mandats d’arrêt. Une méthode discrète mais efficace, qui viserait à renforcer la traçabilité des suspects tout en minimisant la pression médiatique et diplomatique.
Cette stratégie pourrait expliquer pourquoi les développements concernant Guillaume Soro n’ont pas encore été officialisés par La Haye. Pourtant, plusieurs observateurs internationaux affirment que le processus est bien enclenché.
Le régime Ouattara en ligne de mire ?
Le refus de Guillaume Soro de se présenter seul devant la CPI soulève de nombreuses interrogations. Pourquoi conditionne-t-il sa comparution à celle d’Alassane Ouattara ? Y a-t-il une crainte de porter seul le poids d’un passé trouble ? L’ancien chef rebelle devenu homme d’État semble suggérer que les responsabilités ne sont pas uniquement les siennes.
Du côté d’Abidjan, le silence est pesant. Des sources proches de la Cour affirment que le régime Ouattara aurait même refusé de recevoir le procureur Karim Khan, lors d’une tentative récente de mission diplomatique. Une situation qui illustre les tensions croissantes entre la Côte d’Ivoire et les instances internationales de justice.
Une page encore ouverte de l’histoire ivoirienne
Si le camp Gbagbo a bénéficié d’un non-lieu en 2021, avec le retour triomphal de Laurent Gbagbo au pays, le chapitre des exactions commises par l’autre camp reste encore largement inexploité. La société civile ivoirienne et certaines ONG internationales continuent de réclamer vérité et justice pour toutes les victimes, sans distinction de camp.
L’affaire Guillaume Soro marque-t-elle le début d’une nouvelle phase judiciaire dans la quête de vérité ? Seul le temps le dira. Une chose est sûre : l’ombre du passé continue de hanter les palais d’Abidjan.
Rédaction DUNIA News













