Allemagne contre Trump : Berlin refuse de « financer » les régimes russes et iraniens via le pétrole

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Allemagne contre Trump : Berlin refuse de « financer » les régimes russes et iraniens via le pétrole

La flambée des prix de l’énergie, amplifiée par les tensions militaires au Moyen-Orient, révèle une profonde divergence entre Berlin et Washington. Alors que l’administration américaine cherche des solutions pour alléger la pression sur les marchés pétroliers, le gouvernement allemand a exprimé son désaccord, préférant une stratégie opposée.

Le cœur du désaccord réside dans le projet du président américain Donald Trump de suspendre temporairement certaines sanctions pétrolières contre la Russie et l’Iran. L’objectif affiché par Washington est de freiner la hausse des coûts de l’énergie, aggravée par l’offensive américano-israélienne contre Téhéran. Les États-Unis envisagent notamment de permettre aux acheteurs étrangers d’acquérir du pétrole iranien stocké sur des navires et d’alléger les restrictions sur le brut russe.

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Berlin rejette catégoriquement cette approche. Dans un entretien au quotidien BILD, la ministre allemande de l’Économie, Katherina Reiche, a dénoncé une politique qui reviendrait à « alimenter la caisse de guerre » de régimes engagés dans des conflits et des violations des droits humains. Elle a fait référence à la guerre menée par Moscou en Ukraine et à la répression meurtrière des manifestations anti-régime en Iran des 8 et 9 janvier.

« Il ne peut pas être dans notre intérêt de renforcer des régimes responsables de l’oppression ou qui mènent des guerres d’agression à l’étranger en violation du droit international », a déclaré la ministre. Elle a souligné que chaque dollar dépensé pour le pétrole russe finance la guerre en Ukraine, tandis que l’achat de pétrole iranien consolide le pouvoir en place à Téhéran.

Cette divergence se manifeste alors que les consommateurs européens subissent une forte pression économique. En Allemagne, le litre d’essence a bondi de près de 14 % en trois semaines, passant de 1,82 euro à 2,07 euros.

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Malgré cette inflation énergétique, Berlin maintient sa feuille de route. Katherina Reiche a réaffirmé l’engagement de l’Allemagne pour une indépendance énergétique accrue, en diversifiant ses sources d’approvisionnement et en accélérant le développement des énergies renouvelables.

Par imam chroniqueur
Babacar Diop

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