Amadou Mahtar Mbow : Cent ans de lutte, d’éducation et d’humanisme
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Ce mercredi 24 septembre 2025 marque le premier anniversaire du rappel à Dieu du professeur Amadou Mahtar Mbow (1921-2024), figure emblématique de l’Afrique intellectuelle et humaniste. Enseignant, militant pour l’indépendance, directeur général de l’UNESCO et président des « Assises nationales » sous le régime de Me Wade, Amadou Mahtar Mbow a laissé un héritage durable fondé sur l’éducation, la justice sociale et la solidarité internationale.
Né à Dakar le 20 mars 1921, dans un Sénégal encore sous domination coloniale, il perd sa mère à l’âge d’un an. Il est alors confié à Louga, à 200 kilomètres de Dakar, où il est élevé par l’une des épouses de son père qu’il considère comme sa « mère véritable ». Très tôt, il nourrit l’aspiration à un monde plus juste et s’engage dans la lutte pour l’indépendance. À 19 ans, il rejoint l’armée de l’air française pendant la Seconde Guerre mondiale, première étape de son combat pour la liberté.
Un engagement au service de l’éducation et de la culture
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Après la guerre, il poursuit des études d’Histoire et de Géographie à la Sorbonne, où il s’implique activement dans les associations estudiantines africaines, devenant un acteur majeur de la lutte anticoloniale. De retour au Sénégal, il occupe des fonctions ministérielles dès 1957, œuvrant pour la démocratisation de l’enseignement, la construction d’écoles et le développement de l’enseignement scientifique et technique.
Sa vision dépasse largement les frontières nationales. En tant que premier Africain à la tête de l’UNESCO, il promeut la diversité culturelle, la solidarité entre nations et la restitution du patrimoine culturel aux peuples spoliés. Défenseur d’un Nouvel Ordre Mondial de l’Information et de la Communication, il plaide contre la concentration de l’information entre les mains des grandes puissances et pour un monde plus équilibré.
Une voix pour la démocratie et le changement
À 87 ans, il répond à l’appel de son pays en présidant les Assises nationales et la Commission nationale de Réforme des Institutions, rappelant que « aucun peuple n’est condamné à la fatalité ; le changement est possible par l’engagement collectif ».
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En 2021, son centenaire est célébré dans le monde entier, soulignant sa stature d’intellectuel engagé, d’humaniste et d’homme d’action. Il s’éteint à Dakar le 24 septembre 2024, à l’âge de 103 ans, laissant derrière lui un héritage intellectuel et moral qui continue d’inspirer les générations africaines et mondiales.
imam chroniqueur
Babacar Diop













