Arnaque présumée au Hajj : six pèlerins floués par une agence non agréée, la Délégation générale alerte
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Une affaire d’arnaque présumée vient assombrir les préparatifs du Hajj pour six pèlerins sénégalais, victimes d’une agence non reconnue par les autorités compétentes. La Délégation générale au Pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam (DGP) a tiré la sonnette d’alarme, appelant les fidèles à la vigilance face aux risques liés aux structures non agréées.
Selon les informations communiquées par la DGP, les pèlerins concernés, dont certains se trouveraient déjà hors du territoire sénégalais, avaient entamé leurs démarches auprès d’une entité dénommée ALBORAQ. Cette dernière leur avait promis un accompagnement pour l’obtention du visa nécessaire à l’accomplissement du cinquième pilier de l’islam. Toutefois, à la dernière minute, l’agence leur aurait annoncé son incapacité à leur fournir ledit visa.
Les victimes ont déposé une plainte officielle auprès de la Division des Investigations Criminelles (DIC), accusant le directeur général d’ALBORAQ, un certain Abou Kane, et son épouse de pratiques frauduleuses. Tous deux seraient actuellement à l’étranger, rendant leur audition par les autorités plus complexe.
Dans un communiqué, la DGP a fermement condamné cette situation et rappelle que seules les agences dûment accréditées par ses services sont habilitées à organiser le pèlerinage. Ces structures, précise-t-elle, sont répertoriées et régulièrement mises à la disposition du public via les canaux officiels.
« Il est impératif que les candidats au Hajj se rapprochent de nos services ou vérifient les listes d’agences autorisées avant d’engager toute procédure ou de verser des fonds », souligne le document. La Délégation générale insiste sur l’importance de la transparence et du respect des circuits légaux pour éviter toute déconvenue.
Cette affaire relance le débat sur la nécessité de renforcer le contrôle des opérateurs non agréés, et sur la mise en place d’une plateforme unique de suivi et de vérification des inscriptions au Hajj. Plusieurs acteurs du secteur appellent également à des sanctions exemplaires contre les auteurs d’arnaques religieuses, qui exploitent la foi et la vulnérabilité de citoyens aspirant à vivre une expérience spirituelle majeure.
En attendant l’issue de l’enquête, les victimes, choquées et désemparées, espèrent obtenir réparation et que justice sera faite. La DGP, pour sa part, réaffirme son engagement à accompagner les fidèles dans des conditions sûres et encadrées, conformément aux exigences spirituelles et logistiques du pèlerinage à La Mecque.
-imam chroniqueur Babacar Diop













