Attaques iraniennes dans le Golfe : Mohammed VI affiche un soutien ferme aux monarchies du CCG
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Les tensions au Moyen-Orient ont franchi un nouveau seuil avec des frappes balistiques iraniennes ayant visé des installations stratégiques dans plusieurs pays de la péninsule Arabique. Dans ce contexte explosif, le souverain marocain, Mohammed VI, a multiplié les contacts diplomatiques de haut niveau afin d’affirmer la position officielle de Rabat.
Des échanges directs avec quatre dirigeants du Golfe
Selon un communiqué du Cabinet royal marocain publié le 28 février 2026, le Roi a mené des entretiens téléphoniques avec quatre chefs d’État membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Ont été concernés :
Mohammed ben Salmane, prince héritier d’Arabie saoudite
Hamad ben Issa Al Khalifa, Roi de Bahreïn
Mohammed ben Zayed Al Nahyane, président des Émirats arabes unis
Tamim ben Hamad Al Thani, émir du Qatar
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Ces échanges interviennent après des tirs iraniens ayant touché ou visé des zones militaires et stratégiques dans ces États, dans un contexte de confrontation indirecte entre Téhéran et ses adversaires régionaux.
Condamnation officielle de Rabat
Au cours de ces discussions, le souverain marocain a condamné les attaques visant l’intégrité territoriale des pays du Golfe. Il a exprimé la solidarité « pleine et entière » du Maroc envers ces États et réaffirmé le soutien de Rabat à toute mesure jugée légitime pour préserver leur sécurité nationale.
Le ministère marocain des Affaires étrangères a, dans la foulée, publié un communiqué qualifiant ces frappes de « violation flagrante de la souveraineté nationale » des pays concernés. La diplomatie marocaine insiste sur le principe du respect de l’intégrité territoriale, fondement du droit international contemporain.
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Une constante de la diplomatie marocaine
Le Maroc entretient des relations stratégiques et sécuritaires étroites avec les monarchies du Golfe depuis plusieurs décennies. Cette solidarité s’est traduite par des coopérations militaires, économiques et politiques renforcées, notamment après les printemps arabes de 2011, période durant laquelle Rabat et les États du CCG ont consolidé leurs liens.
La prise d’initiative directe du Roi s’inscrit ainsi dans la continuité de la doctrine diplomatique marocaine : défense de la stabilité régionale, soutien aux alliés stratégiques et attachement au principe de non-ingérence.
Une région sous haute tension
Ces développements surviennent alors que la situation sécuritaire au Moyen-Orient demeure extrêmement volatile, notamment autour du Golfe arabo-persique, zone névralgique pour l’approvisionnement énergétique mondial. Toute escalade militaire dans cette région pourrait avoir des répercussions économiques et géopolitiques bien au-delà du théâtre régional.
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Pour Rabat, la stabilité du Golfe est considérée comme indissociable de ses propres intérêts stratégiques, tant sur le plan sécuritaire qu’économique.
Dans un climat marqué par l’incertitude, cette démarche diplomatique vise à afficher un front politique solidaire face aux risques d’embrasement régional.
Par imam chroniqueur
Babacar Diop













