Bangladesh : l’ex-Première ministre Sheikh Hasina condamnée à mort pour la répression des manifestations de 2024
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Le Bangladesh traverse un tournant politique majeur. Le tribunal de Dacca a condamné Sheikh Hasina, ancienne Première ministre, à la peine capitale pour sa responsabilité présumée dans la répression meurtrière des manifestations étudiantes de 2024. Ce verdict, rendu en son absence alors qu’elle est en exil en Inde, révèle les fractures profondes du pays et interroge sur la justice, la stabilité et la démocratie dans une nation d’Asie du Sud au rôle croissant sur la scène régionale.
Les échos des manifestations étudiantes de 2024 résonnent encore dans les rues de Dacca. Le mouvement, déclenché pour dénoncer des mesures éducatives jugées injustes, a été confronté à une répression brutale. Selon le tribunal, la répression a coûté la vie à plus de 800 personnes, tandis que des observateurs internationaux, dont l’ONU, estiment que le bilan pourrait atteindre 1 400 morts.
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Le verdict prononcé contre Sheikh Hasina, qui vit désormais en Inde, souligne l’intensité de la crise politique. La justice bangladaise l’accuse d’avoir « incité aux meurtres » et d’avoir orchestré la répression, tandis que d’autres membres de l’ancien gouvernement, dont Asaduzzaman Khan Kamal, ancien ministre de l’Intérieur, ont également été condamnés à mort. L’ancien chef de la police a, pour sa part, écopé de cinq ans de prison après avoir plaidé coupable.
Depuis son exil, Sheikh Hasina conteste vigoureusement la décision, la qualifiant de politique et biaisée, dénonçant un tribunal qui manquerait de légitimité démocratique. Pour ses partisans, la sentence illustre une volonté de marginaliser son influence et de remodeler durablement l’équilibre du pouvoir au Bangladesh.
L’impact de ce jugement dépasse les frontières du pays. Dans un contexte où les tensions sociales sont déjà élevées, cette condamnation pourrait raviver des violences et des manifestations de soutien. Elle interroge également la communauté internationale sur le respect des droits humains et la crédibilité des institutions judiciaires.
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Pour l’Afrique et les pays en développement, cette affaire résonne comme un rappel des fragilités démocratiques et des risques que courent les États lorsque la justice et la politique se mêlent. Elle montre combien la gouvernance et le respect des droits civiques sont essentiels pour éviter l’escalade de la violence et la polarisation de la société.
La décision du tribunal de Dacca est, en somme, un tournant symbolique et politique. Elle soulève des questions sur la capacité du Bangladesh à stabiliser son appareil étatique et à restaurer la confiance de ses citoyens, tout en dessinant un précédent sur l’usage du pouvoir judiciaire dans les transitions politiques.
Celine Dou
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