BENIN / CRIET – Vie privée bafouée, justice saisie : un jeune homme devant la cour pour vidéos intimes et escroquerie
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Par Dunia News – 21 juillet 2025
Une affaire aux résonances intimes, numériques et politiques secoue la CRIET.
Ce lundi 21 juillet 2025, la salle d’audience de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a résonné du nom d’un jeune homme, artiste slameur et écrivain autoproclamé, accusé d’avoir franchi les limites de l’intime et du légal. En cause : la diffusion de vidéos intimes d’une jeune femme sur les réseaux sociaux, sans son consentement. À cela s’ajoute une accusation d’escroquerie en ligne.
Un dossier sensible, lourd, qui dépasse le simple cadre judiciaire.
📱 Quand le numérique devient une arme
La victime, une jeune femme dont l’identité est pour l’instant protégée, affirme que des contenus à caractère privé la mettant en scène ont été rendus publics sans son accord. Des images qu’elle croyait en sécurité, partagées dans un contexte de confiance, se sont transformées en objet de moquerie, de harcèlement, et de chantage.
Ce dossier soulève la problématique de plus en plus préoccupante de la cyberviolence, et en particulier du revenge porn (pornodivulgation), un phénomène encore mal encadré dans nos sociétés africaines, mais dont les conséquences sont dévastatrices pour les victimes.
🧾 Une plainte de poids : Bio Tchané entre dans le dossier
Plus troublant encore, une plainte aurait été introduite par le ministre d’État Abdoulaye Bio Tchané lui-même, évoquée au cours des débats. Selon plusieurs sources, il existerait un lien de proximité entre la victime et le haut responsable, ce qui confère à l’affaire une portée politique et symbolique bien plus large.
La justice devra cependant trancher en dehors de toute pression, en se concentrant sur les faits, les preuves, et les droits fondamentaux.
⚖️ La défense se mobilise : “Il n’a pas voulu nuire”
À la barre, le mis en cause se présente comme un jeune en quête de notoriété, un “artiste incompris” selon ses mots. Il reconnaît avoir eu des contenus sensibles en sa possession, mais conteste avoir eu l’intention de nuire ou de s’enrichir. Il réfute également les faits d’escroquerie en ligne.
L’affaire a été mise en délibéré. Le verdict est attendu dans les prochaines semaines.
🔍 Une affaire révélatrice d’un mal social plus profond
Au-delà du tribunal, ce procès remet sur la table plusieurs questions essentielles :
📌 Où commence le harcèlement en ligne ?
📌 Quel cadre légal pour protéger les victimes de revenge porn au Bénin ?
📌 Comment prévenir la dérive des contenus intimes partagés dans les couples ou les relations de confiance ?
📌 Quel rôle pour les artistes, influenceurs et créateurs de contenu dans la préservation de la dignité humaine ?
🧭 L’éthique avant la viralité
Chez Dunia News, nous choisissons de ne pas publier les noms, visages ou extraits des vidéos incriminées. Car l’enjeu dépasse le buzz. Il s’agit ici de dignité humaine, de droits numériques, de justice restaurative.
Notre rédaction tient à rappeler que la vie privée n’est pas un luxe, mais un droit. Un droit qui ne doit jamais être sacrifié sur l’autel du scandale ou de la notoriété.
💬 À méditer…
“La honte ne devrait jamais tomber sur la victime, mais sur celui qui l’expose.”
— Dunia News
Article en cours de suivi – Mise à jour attendue après le verdict.
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