Bénin – Faune: à la découverte de la tourterelle rieuse, un chant qui réveille les jardins.
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✍️ Par Gil-christ DJOSSOU, journaliste rédacteur pour Dunia News
Bénin, 3 août 2025 – Présente dans les jardins, les savanes et les bois clairs du Bénin, la tourterelle rieuse (Streptopelia roseogrisea) est un oiseau familier dont le chant doux accompagne souvent le lever et le coucher du soleil. Gracieuse, paisible et adaptable, elle fait partie des espèces les plus observées dans les milieux urbains et ruraux du pays.
Un plumage discret, une présence élégante
Avec une taille comprise entre 25 et 30 cm, et un plumage aux tons brun, rose et gris, la tourterelle rieuse se distingue par son allure délicate et sa longue queue effilée. Son bec fin et sa tête arrondie lui donnent une silhouette reconnaissable entre toutes. Sa discrétion naturelle et son vol fluide font d’elle un hôte apprécié des espaces verts, où elle évolue généralement seule ou en couple.
Comportement et alimentation
La tourterelle rieuse se nourrit principalement de graines, de petits fruits, et parfois d’insectes. Elle fréquente les sols ouverts à la recherche de nourriture et revient souvent aux mêmes lieux pour se poser ou se reproduire. On la reconnaît aussi à son chant rythmique, souvent interprété comme un rire, d’où son nom.
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Lors de la saison des pluies, le mâle effectue des parades nuptiales aériennes ou au sol, accompagnées de roucoulements. Une fois le couple formé, la femelle pond généralement deux œufs dans un nid simple construit avec des brindilles. L’incubation dure environ deux semaines, et les jeunes quittent le nid une vingtaine de jours après leur naissance.
Une espèce commune mais précieuse
Bien qu’abondante, la tourterelle rieuse joue un rôle écologique non négligeable: elle participe à la dispersion des graines et entre dans la chaîne alimentaire comme proie pour certains prédateurs. Sa présence est aussi un indicateur d’un environnement équilibré et verdoyant.
Protégée dans certaines régions, elle reste vulnérable aux perturbations urbaines, à la destruction des habitats et à la chasse illégale. Sensibiliser à sa préservation, c’est aussi défendre un patrimoine naturel sonore et visuel qui accompagne les matins béninois.
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