BÉNIN / LIBERTÉ DE LA PRESSE : Angela Kpeidja libre de ses mouvements, mais le combat judiciaire commence
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Par Tossoukpe Frederic Herman – Rédaction DUNIA News
COTONOU – C’est un ouf de soulagement teinté d’inquiétude pour le monde des médias au Bénin. La journaliste et militante des droits des femmes, Angela Kpeidja, a quitté les locaux de la CRIET libre ce jeudi 18 décembre 2025. Cependant, l’épée de Damoclès plane toujours : elle reste poursuivie par la justice.
Une libération sous surveillance
Après plusieurs jours de garde à vue dans les locaux du Centre national d’investigations numériques (CNIN), l’ancienne figure de proue de la lutte contre le harcèlement sexuel en milieu professionnel a enfin pu regagner son domicile. Présentée au Procureur Spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), la décision est tombée : libération sous convocation.
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Si elle échappe au mandat de dépôt, Angela Kpeidja n’est pas pour autant tirée d’affaire. Le ministère public a retenu contre elle le chef d’accusation de « harcèlement par le biais d’un système électronique ». Une qualification qui découle de ses publications sur les réseaux sociaux au lendemain de la tentative de coup d’État signalée le 7 décembre dernier.
La CRIET, nouveau terrain d’audience pour « la voix des sans-voix »
Angela Kpeidja est connue pour être le bouclier des femmes opprimées et la voix de celles qui subissent l’ombre du harcèlement. Ironie du sort, c’est pour une accusation de harcèlement numérique qu’elle devra se présenter devant la Chambre correctionnelle de la CRIET le lundi 9 février 2026.
Ce dossier soulève une fois de plus la question délicate de la frontière entre la liberté d’expression journalistique et les dispositions du Code du numérique au Bénin, particulièrement dans un contexte politique sensible marqué par les récents événements sécuritaires du pays.
DUNIA News reste mobilisé
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Pour l’heure, la journaliste va pouvoir préparer sa défense en toute liberté. Mais au-delà de sa personne, c’est le signal envoyé à la presse et aux activistes numériques qui interpelle. À DUNIA News, nous continuerons de suivre de près cette affaire qui touche l’une des figures les plus engagées du paysage médiatique béninois.
« La liberté de la presse n’est pas un privilège des journalistes, mais un droit fondamental des citoyens à être informés. » — Un rappel essentiel alors que le procès de février s’annonce déjà comme un rendez-vous crucial pour l’État de droit.













