Bénin : Un stagiaire détourne 53 millions FCFA grâce à 44 chèques falsifiés | Mutuelle et banque se renvoient la responsabilité
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Un jeune stagiaire a réussi à détourner plus de 53 millions de francs CFA en falsifiant 44 chèques émis sur le compte d’une mutuelle locale. L’affaire, aujourd’hui examinée par la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET), met en lumière de sérieuses lacunes dans les contrôles bancaires et administratifs.

Selon les premières investigations, le mis en cause, en fin de stage au sein de la mutuelle, aurait exploité son accès aux documents comptables pour falsifier, en toute discrétion, 44 chèques sur plusieurs mois.
Le montant total détourné s’élève à 53 millions FCFA.
Aucun responsable n’aurait détecté les anomalies avant qu’un audit interne ne révèle ces irrégularités, soulignant une défaillance notable dans le suivi et la surveillance des opérations.
Depuis la révélation de l’affaire, la mutuelle et sa banque partenaire s’accusent mutuellement.
La mutuelle reproche à l’agence bancaire d’avoir validé des chèques au nom de tiers sans procéder à une vérification rigoureuse des signatures.
La banque, de son côté, dénonce un manque de rigueur dans la gestion interne de la mutuelle, précisant que les chèques présentaient des éléments « apparemment conformes ».
Cette controverse pose une question essentielle : dans un contexte où la vulnérabilité humaine et numérique est avérée, qui doit garantir la sécurité des transactions ?
Le dossier a été transmis à la CRIET, juridiction spécialisée dans la lutte contre les crimes économiques au Bénin.
Le stagiaire est actuellement en détention provisoire, tandis que les représentants de la mutuelle et les responsables bancaires ont été auditionnés par le procureur spécial.
L’enquête vise notamment à déterminer :
- Le degré de complicité ou de négligence dans chaque institution,
- La destination réelle des fonds détournés,
- Les failles ayant permis la perpétration de cette fraude sur une période prolongée.
Cette affaire relance le débat sur la sécurisation des systèmes de paiement, la formation et la supervision des stagiaires, ainsi que sur les procédures internes de validation des opérations bancaires.
Elle rappelle que les crimes économiques ne sont pas toujours le fait de cybercriminels anonymes, mais peuvent parfois être orchestrés par des acteurs internes, profitant des failles dans les dispositifs de contrôle.
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