Burkina Faso : la Fédération de football limoge Brama Traoré après l’élimination en huitièmes à la CAN 2025

Votre Pub ici !

Partager cet article
Burkina Faso : la Fédération de football limoge Brama Traoré après l’élimination en huitièmes à la CAN 2025

La lourde défaite concédée face à la Côte d’Ivoire aura été décisive. Quelques jours après l’élimination des Étalons en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, la Fédération burkinabè de football (FBF) a annoncé le limogeage du sélectionneur Brama Traoré et de l’ensemble de son staff technique. Une décision qui met fin à un cycle court, mais révélateur des exigences élevées entourant désormais la sélection burkinabè.

Une sortie prématurée qui ne passe pas

Le communiqué de la Fédération, publié le 14 janvier, ne laisse guère de place à l’ambiguïté. Les performances réalisées lors de la CAN 2025 ont été jugées insuffisantes au regard des objectifs assignés à l’équipe nationale. Si le Burkina Faso a franchi la phase de groupes, l’aventure s’est brutalement arrêtée en huitièmes de finale, avec une défaite nette 3-0 face à la Côte d’Ivoire, tenante du titre.

À lire aussi : Pétrole vénézuélien : Washington orchestre une première vente à 500 millions de dollars, prélude à un retour sous tutelle énergétique

Au-delà du score, c’est surtout l’absence de réaction et de maîtrise collective qui a alimenté les critiques, tant au sein des instances dirigeantes que chez les supporters.

Brama Traoré, un mandat bref sous surveillance permanente

Nommé dans un contexte de transition, Brama Traoré avait pour mission de stabiliser les Étalons et de consolider les acquis des précédentes campagnes continentales. Son mandat a été marqué par une qualification sans éclat pour la CAN, une série de matchs de préparation contrastés et un projet de jeu souvent jugé trop prudent.

La compétition continentale devait servir de validation. Elle s’est transformée en épreuve décisive, révélant les limites d’un collectif qui n’a pas réussi à franchir un cap face à une adversité plus structurée.

Pour la Fédération, le constat est clair : le Burkina Faso n’a pas progressé de manière suffisante pour prétendre rivaliser durablement avec les grandes nations africaines.

Une décision diversement appréciée par la presse africaine

Dans les médias sportifs africains, le limogeage du sélectionneur a suscité des réactions contrastées. Une partie de la presse estime la décision logique, au regard du statut acquis par les Étalons au fil des années. Le Burkina Faso reste en effet associé à ses parcours remarqués, notamment la finale de 2013 et la demi-finale de 2017, qui ont durablement élevé le niveau d’exigence.

À lire aussi : Lagos : Grossesse hors mariage, la fin de l’impunité pour les pères démissionnaires

D’autres observateurs appellent toutefois à la nuance, rappelant que la Côte d’Ivoire figurait parmi les grands favoris et que le contexte national, marqué par des défis sécuritaires et institutionnels, pèse également sur la préparation sportive.

La question récurrente de la stabilité

Ce nouveau changement à la tête de la sélection relance un débat bien connu dans le football africain : celui de la continuité des projets sportifs. À force de ruptures rapides après chaque désillusion, les sélections peinent parfois à construire une identité durable.

La FBF affirme néanmoins vouloir ouvrir rapidement un nouveau cycle, avec un staff capable de préparer les prochaines échéances, notamment les qualifications pour la CAN 2027. Le profil recherché devrait allier rigueur tactique, expérience du haut niveau et capacité à tirer le meilleur d’un vivier de joueurs évoluant majoritairement à l’étranger.

Un tournant pour les Étalons

Le départ de Brama Traoré marque un moment charnière pour le football burkinabè. Le potentiel reste intact, mais l’équipe est désormais confrontée à une obligation de résultats immédiats. Dans un football africain de plus en plus compétitif, le Burkina Faso ne peut plus se contenter de promesses.

À lire aussi : CAN Maroc 2025 : le journaliste sportif Mohamed Soumaré retrouvé mort à Rabat

Le prochain sélectionneur sera jugé sur sa capacité à transformer cette exigence en performances concrètes. La CAN 2025 aura ainsi agi comme un révélateur, autant que comme un point de rupture.

📢 Pour toute publication, dénonciation ou témoignage, contactez Dunia News à :
📩 info@dunia-news.com ou via WhatsApp au +19516189300

📰 Dunia News – La voix de ceux qu’on n’entend pas.

Celine Dou

Partager cet article

Recherche en direct

Catégories

Votre Pub ici !

Autres publications

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Activer les notifications Accepter Non, merci