Burkina Faso : Procès Tiégnan 2, trois jours d’auditions sous haute tension

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Burkina Faso : Procès Tiégnan 2, trois jours d’auditions sous haute tension

Le Tribunal de grande instance Ouaga I poursuit l’examen du dossier « Yé Yaké Camille et autres », deuxième volet de la retentissante affaire Tiégnan. Trois jours d’audiences ont déjà livré leur lot de révélations, de contradictions et de confrontations entre accusés et témoins, confirmant le caractère explosif de ce procès.

Lundi 23 février : bataille procédurale et premiers interrogatoires
Dès l’ouverture, la défense de l’ancienne ministre Laure Zongo/Hien a tenté de faire écarter le tribunal en soulevant une exception d’incompétence. Après de vifs débats, le procès s’est poursuivi. Au fond, les discussions ont porté sur un marché d’acquisition de pagnes d’une valeur de 12 millions de FCFA. Le parquet reproche à Yé Yaké Camille d’avoir tenté d’influencer des contrôleurs de l’ASCE-LC en leur proposant carburant et enveloppes lors d’un deuil. Le prévenu rejette ces accusations, qu’il qualifie de représailles orchestrées par Amidou Tiégnan.

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Mardi 24 février : Tiégnan à la barre, la thèse du partage confirmée
Le témoin Amidou Tiégnan, déjà condamné, a maintenu ses déclarations : les fonds détournés auraient été partagés entre plusieurs agents du ministère. Il a affirmé que les chèques tirés par Lydie Bonkoungou n’ont financé aucune activité officielle. Reconnaissant avoir remis des chèques de 8,1 et 2,5 millions de FCFA, il a insisté : « Si on a bouffé ensemble, il faut le dire. » Face à ces accusations, un prévenu a contesté en produisant un ordre de mission censé prouver son absence de Ouagadougou le jour de l’encaissement.

Mercredi 25 février : contradictions sur les 8 millions et visites suspectes
L’ancien Directeur général des études et des statistiques sectorielles, Ousmane Bélèm, a réfuté les accusations de Tiégnan concernant le détournement de 8 millions de FCFA destinés à un atelier. Les versions divergent sur la durée de l’activité : une semaine selon Bélèm, un mois selon d’autres prévenus. Le parquet a ensuite mis Yé Yaké Camille en difficulté sur les indemnités versées aux participants : 120 000 FCFA théoriques contre 300 000 FCFA réellement perçus. Enfin, le contrôleur de l’ASCE-LC Évariste Sawadogo a été interrogé sur une visite suspecte de Camille à son domicile en deuil, au cours de laquelle une enveloppe aurait été remise.

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La suite : jeudi 26 février
Le procès reprend ce jeudi à 10h avec de nouveaux témoins attendus. Les débats devraient se poursuivre autour des pagnes du 8-Mars, des marchés fictifs présumés et des responsabilités dans la chaîne de paiement. Les confrontations promettent encore des échanges tendus entre parquet, défense et prévenus.

Par Gil-christ DJOSSOU pour DUNIA NEW’S TV

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