Burkina Faso : quand l’ex‑président de la Transition est pointé comme auteur d’une tentative de putsch
Votre Pub ici !

Au Burkina Faso, les autorités ont annoncé avoir déjoué une tentative de coup d’État visant à renverser le chef de l’État, le capitaine Ibrahim Traoré. Dans ce contexte, le gouvernement accuse l’ancien président de la Transition, Paul‑Henri Sandaogo Damiba, d’être le cerveau d’un complot destiné à déstabiliser le pays.
Dans la nuit du 3 au 4 janvier 2026, le Burkina Faso a vécu une nouvelle secousse politique : une « tentative de déstabilisation », selon les autorités, a été interceptée par les services de sécurité nationales. Cette annonce s’inscrit dans un contexte marqué par une série de transitions politiques menées par des militaires depuis 2022, et soulève des questions sur la stabilité et l’avenir politique du pays.
À lire aussi : Venezuela : tension internationale après le déploiement de groupes paramilitaires dans les rues
Le gouvernement burkinabè a annoncé que les services de renseignement avaient mis fin à un projet qu’il qualifie de tentative de coup d’État, prévu pour le 3 janvier 2026 à 23 h. Selon les déclarations officielles, l’opération visait initialement à neutraliser le capitaine Ibrahim Traoré, chef de l’État, par une série d’assassinats ciblés de responsables civils et militaires, avant d’engager une action militaire plus large.
Dans un communiqué retransmis sur la télévision publique, le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, a désigné Paul‑Henri Sandaogo Damiba comme principal instigateur de ce complot. Damiba, qui a dirigé la Transition burkinabè en 2022 avant d’être renversé par Traoré, ainsi que plusieurs civils et militaires, aurait joué un rôle central dans la planification et le financement de l’opération.
Au-delà des dénominations institutionnelles, ce nouvel épisode intervient dans un pays qui a connu une succession de prises de pouvoir par la force au cours des dernières années, exposant les fragilités institutionnelles héritées des transitions militaires successives.
À lire aussi : Bénin–Niger : une nouvelle escalade diplomatique qui fragilise l’équilibre régional
L’annonce du gouvernement burkinabè et les allégations visant Paul‑Henri Sandaogo Damiba rappellent que le Burkina Faso demeure confronté à des tensions profondes, issues de transitions militaires successives et d’une quête de stabilité politique durable. La priorité demeure la sécurité, la cohésion nationale et l’édification d’institutions solides capables d’assurer la transition vers un ordre démocratique respectueux de la Constitution.
📢 Pour toute publication, dénonciation ou témoignage, contactez Dunia News à :
📩 info@dunia-news.com ou via WhatsApp au +19516189300
📰 Dunia News – La voix de ceux qu’on n’entend pas.
Celine Dou













