Burkina Faso : une nouvelle loi pénalise l’homosexualité jusqu’à 5 ans de prison
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Ouagadougou, 2 septembre 2025 — Dans un revirement législatif majeur, la junte militaire au pouvoir au Burkina Faso a promulgué une loi criminalisant formellement l’homosexualité, désormais passible de 2 à 5 ans de prison et de fines, selon les déclarations du ministre de la Justice Edasso Rodrigue Bayala .
Un tournant juridique sans précédent
Cette mesure représente un changement radical pour un pays où les relations homosexuelles n’étaient jusque-là pas pénalisées légalement . La nouvelle loi s’inscrit dans une vaste refonte du code de la famille et de la citoyenneté portée par l’Assemblée législative de transition nommée par la junte, et validée par ses 71 membres — tous non élus — puis promulguée sous l’autorité du capitaine Ibrahim Traoré.
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Délits, sanctions et ciblage des étrangers
Outre les peines de prison et les amendes, le texte prévoit la déportation des étrangers reconnus coupables de ce délit . Cette mesure vise à muscler le cadre répressif sur un sujet précédemment absent de la grille pénale burkinabè.
Une tendance africaine de répression institutionnalisée
Le Burkina Faso rejoint une vague continentale de régression sur les droits LGBTQ+, à l’image de l’Ouganda, où des peines allant jusqu’à la prison à vie ou la peine de mort ont été instituées, ou du Ghana qui a durci ses sanctions contre les relations homosexuelles .
Répression accrue et environnement hostile
Le durcissement législatif ne s’arrête pas au droit pénal. Dès août 2023, le pays avait imposé la censure de tout contenu audiovisuel « promouvant l’homosexualité », notamment à destination des jeunes, montrant l’ampleur de la répression médiatique et sociale .
Une communauté LGBTIQ+ en état de choc
Des voix se sont élevées dès l’annonce du projet de loi, décrivant un climat de peur grandissante :
« Vivíamos escondidos, pero maintenant ils nous demandent carrément de ne plus exister », confiait Aziz*, un jeune danseur à Ouagadougou, soulignant la violence quotidienne et les extorsions auxquelles est confronté le collectif LGBTIQ+ .
À retenir
Changement radical : criminalisation pour la première fois de l’homosexualité au Burkina Faso.
Punitions lourdes : jusqu’à 5 ans de prison, amendes, déportation pour les étrangers.
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