Cameroun / Crise anglophone : une femme portant son nourrisson enlevée par des hommes armés à Bafut

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Cameroun / Crise anglophone : une femme portant son nourrisson enlevée par des hommes armés à Bafut

Un nouvel enlèvement a été signalé dans la région du Nord-Ouest du Cameroun. À Bafut, une femme transportant son nourrisson à moto a été enlevée par des hommes armés, qui ont abandonné l’enfant sur place. L’incident relance les inquiétudes persistantes liées à l’insécurité dans le contexte de la crise anglophone.

La scène s’est déroulée en plein jour, sur un axe fréquenté de Bafut. Elle illustre une fois de plus la vulnérabilité des civils dans une région marquée par des violences récurrentes.

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Un enlèvement sous la menace

Selon les informations rapportées par la Cameroon News Agency (CNA), la femme circulait à bord d’une moto, tenant son bébé contre elle, en compagnie du conducteur et d’un autre passager. Leur trajet a été brutalement interrompu par des hommes armés qui ont intercepté le deux-roues.

Sous la menace d’une arme, les assaillants ont contraint la mère à les suivre, avant de quitter les lieux. Le nourrisson a été laissé sur place, tout comme le conducteur de la moto et l’autre passager, visiblement choqués mais physiquement indemnes.

Un nourrisson confié aux médias locaux

Après le départ des agresseurs, l’un des passagers a pris l’initiative de conduire le bébé vers la station City FM, une radio locale bien connue dans la zone. L’objectif : assurer la sécurité immédiate de l’enfant et faciliter sa remise à la famille.

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Des images du nourrisson, relayées par les médias locaux, ont suscité une vive émotion au sein de la population. Les circonstances exactes de l’enlèvement et l’identité des ravisseurs n’étaient pas officiellement établies au moment des faits.

Une insécurité persistante dans le Nord-Ouest

Cet enlèvement s’inscrit dans une série d’actes violents régulièrement signalés dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, épicentres de la crise anglophone qui secoue le Cameroun depuis 2016. Enlèvements, intimidations et attaques ciblant des civils continuent d’y alimenter un climat de peur.

Si aucun groupe n’a revendiqué cet acte, plusieurs observateurs locaux l’associent au contexte sécuritaire dégradé lié au conflit armé opposant forces gouvernementales et groupes séparatistes. Les femmes et les enfants figurent parmi les premières victimes indirectes de cette instabilité prolongée.

Une population civile exposée

Au fil des années, la crise anglophone a profondément affecté le quotidien des populations locales, limitant les déplacements, l’accès aux services de base et la sécurité sur les axes routiers. Les enlèvements, qu’ils soient motivés par des raisons politiques, financières ou coercitives, demeurent une préoccupation majeure.

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Les appels à une protection renforcée des civils et à une solution durable au conflit se multiplient, alors que les communautés locales continuent de payer un lourd tribut à une crise sans issue claire.

L’enlèvement de cette mère à Bafut, avec l’abandon de son nourrisson, rappelle la brutalité d’un conflit dont les civils restent les principales victimes. Dans le Nord-Ouest camerounais, chaque nouvel incident ravive l’urgence d’une réponse sécuritaire et humanitaire adaptée, mais aussi d’un règlement politique capable de mettre fin à une crise qui s’enlise.

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Celine Dou

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